Intégralité de la contribution intitulée "Moins de verticalité, plus d'hommes de terrains, stop aux copinages et aux réseaux de l'ENA et des grandes écoles."
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Organisation de l'état et des services publics le 27 février 2019 à Franconville .

Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?
Elle devrait être moins verticale, plus proche des besoins réels des Français, plus ouverte à des gens de terrain experts, et non plus à des réseaux fermés (ENA, grandes écoles,etc...) coupés de la ""vraie vie"".

Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?
Oui

Si oui, lesquelles ?
Gérer toutes les réglementations de proximité (routes, vitesse, etc...), décider le maintien ou non des ""petites lignes"" sncf, organiser les transports locaux (bus), multiplier des centre de soins pour pallier au manque de nouveaux médecins désirant s'installer en libéral.

Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
Oui

Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développées sur Internet en priorité ?
La question est : comment mes données sur Internet sont-elles sécurisées ?

Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
Non

Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?
Les hôpitaux, maintenant (enfin !) dégagés de la T2A, doivent se recentrer sur un vrai service médical rendu, laisser la seule logique comptable tout décider, et retrouver à sa tète une collégialité administratif/médecin. L'école doit retrouver un minimum de performance dans ses résultats, mais doit régler avant tout son problème de recrutement, surtout en Région Parisienne. La SNCF, très chère, aux retards bien connus, doit, malgré le coût, rénover son réseau pour redevenir performante et simplifier ses offres. La Poste fait aussi banque, pourquoi? Cela génère de l'attente considérable au guichet, alors que sa mission, c'est le courrier.

Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
Non

Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?
Non

Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?
Le conseil de l'ordre des infirmiers auquel j'ai du m'inscrire, contrainte et forcée, est parfaitement inutile pour les salariés qui ont déjà des instances de sanction en cas de faute; a quoi d'autre peut-il servir, bien installé dans des locaux parisiens à l'heure ou tous les sièges de sociétés délocalisent? Quand on connait les dérives du conseil de l'ordre des médecins et de celui des dentistes, c'est incroyable qu'on nous ait forcé à en créer un pour nous !

Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?
Oui

Si oui, comment ?
Suppression de l'ENA et des réseaux de grandes écoles, plus de recrutement de ""gens de terrain"". Transferts de budgets et des compétences.

Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?
Oui

Si oui, comment ?
Voir mon texte plus bas.

Comment l'Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?
Maintenir les transports (SNCF, bus,....), faire en la matière un choix politique et non financier. C'est plus intéressant que maintenir un TGV Paris-Nice qui sera plus cher que l'avion pour le passager. Développer partout l'internet par la fibre et la 4G. Regrouper les services publics dans des ""maisons de proximités"" ou un agent polyvalent pourrait vendre quelques produits de la Poste, faire l'interface avec le Fisc, l'administration en général, quitte à être sur deux mi-temps partagés sur deux communes différentes. Conserver les écoles, quitte à ""faire classe unique"".

Si vous avez été amené à préparer votre retraite, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
La CNAV est injoignable, les réponses aux courriers ne sont pas clairs, il est quasi impossible d'obtenir un RDV. Le fait d’être ""polypensionnée"" est loin d’être favorisant, tant sur le plan financier que sur la préparation de la mise en place de la retraite.

Si vous avez été amené à demander un remboursement de soins de santé, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
D'une façon générale, avec une mutuelle, aucun problème. En revanche, les piles des appareils auditifs ne sont plus remboursées et sont coûteuses. Je me suis faite opérer dernièrement dans un hôpital public, j'ai eu la surprise de ne pas avoir eu une seule facture, mais j'en ai reçu plusieurs chez moi, acte par acte, égrenées sur plusieurs semaines : coût du papier, des envois, retards d'encaissement pour l’hôpital.

Si vous avez été amené à faire une demande d'aide pour une situation de handicap, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Pas personnellement, mais étant infirmière, je sais que les démarches auprès de la MDPH sont engorgées et qu'il fait 9 mois à un an pour obtenir une réponse, ce qui est très long pour les familles, mais aussi pour les hôpitaux qui font de l'hébergement en attendant, au prix d'une journée d'hospitalisation.

Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Organisation de l’état : Au niveau de l’Elysée : L’affaire Benalla a mis en lumière des dysfonctionnements majeurs au plus près du chef de l’Etat (Amateurisme ? Complaisance ? Protection personnelle du Chef de l’Etat ? Désorganisation totale ? Peur de contrer un réputé proche du Président ?) auxquels il faut remédier. Clarifier les positions et missions de chacun en ne faisant appel qu’aux services publics concernés (Police, sécurité intérieure, protection de personnalités, etc..) et réorganiser entièrement le fonctionnement. Les réactions du gouvernement au rapport de la commission d’enquête du Sénat sont choquantes et de mauvaise foi. Il serait grand temps de laisser de coté une arrogance et une hauteur interdisant toute critique, même justifiée et constructive. L’exécutif devient de plus en plus autoritaire, surtout avec une Assemblée Nationale toute à sa majorité ou presque, et non représentative du vote des Français par manque de proportionnelle. Il faut en finir avec les interventions directes du Président sur des affaires graves (Pressions sur la Commission d’enquête (honteuse) de l’Assemblée Nationale, conditions de perquisition du domicile de M. Benalla, intervention du conjoint de la responsable de sécurité du Premier Ministre,..). Ca suffit : cela c’est tout sauf le » nouveau monde » ! Le Parlement : Concernant le sénat, on a vu le contre-pouvoir salutaire qu’il a pu exercer lors de cette commission d’enquête, il faut donc le conserver malgré son rôle uniquement consultatif. Mais il faudrait revoir absolument son train de vie, « même s’il ne coûte que 3 euros par an aux Français » (drôle de conception de l’utilisation de l’argent public de la part de M. Larcher !). Il faut diminuer le nombre de sénateurs, peut-être un seul par grande région, revoir également tous les avantages non justifiés (prêts, par ex), et ceux liés à certaines fonctions particulières (questure, per exp). Concernant l’Assemblée Nationale, là aussi il y a des économies importantes à faire, et avant tout, baisser le nombre de députés. J’ai appris qu’un(e) député(e) a proposé de taxer les avantages procurés par les comités d’entreprise. Ainsi donc, chaque fois que l’on propose des baisses de dépenses du train de vie de l’état il ne s’agit « que de petites sommes, quelques millions », mais une taxe sur un ticket de cinéma à prix réduit ou sur une entrée d’expo à 10 euros au lieu de 13, cela parait lucratif !!! Au-delà de la fiscalisation de tout (sauf encore de l’air qu’on respire, mais jusqu’à quand ?), cela montre la déconnexion de ceux qui ne voient que ce qui peut être pris aux Français, sans reconnaître leurs propres avantages à raboter, telle la députée qui n’arrivait pas à vivre avec 5000 euros par mois. Quelle indécence ! Mais le plus important est de la rendre plus représentative du vote des Français, ce qui est loin d’être le cas actuellement et mène à une désaffection des urnes. Il faut absolument de la proportionnelle pour redonner aux gens l’envie d’aller voter. Il ne faut pas rétablir le cumul des mandats et cesser que la politique puisse être un emploi à vie, avec les cumuls de retraites et avantages y afférant. D’ailleurs, ceux-ci devraient être plafonnés. Pour les députés et sénateurs, deux mandats successifs seraient largement suffisants, afin d’éviter tout risque d’accointances inappropriées tissées avec le temps. Pour les maires, au contact direct de la population et bien au fait de leurs besoins, le nombre de mandats pourrait être plus important. La République, c’est aussi l’égalité des droits pour tous : dans un souci de justice et d’équité, il faut les mêmes conditions statutaires pour les élus et hauts fonctionnaires (retraite, frais professionnels, etc,..) que pour les autres salariés du public, à chaque réforme votée. La loi à venir sur les retraites va-t-elle concerner nos députés et sénateurs, s’ils sont maintenus ? Je viens d’apprendre que les députés ont voté en 2018 une augmentation de leur retraite, effective à compter du 1 er janvier 2019, pendant que M. Macron a décidé de plafonner à 0,3% l’augmentation des pensions de retraite en France, et alors même que la croissance était prévue à 1,9 %. D’ailleurs la retraite des députés est-elle impactée par la hausse de la CSG comme les autres depuis un an ? La crédibilité des parlementaires passe enfin par la prise de conscience d’efforts à faire de leur coté pour le redressement national dans un souci de justice. Organisation du pouvoir et de la haute fonction publique : Actuellement, il y a trop de pouvoir vertical, tenu par une seule caste, les énarques et hauts fonctionnaires, qui ont une formation uniquement juridique, financière et politique, mais aucune prise en compte de la réalité du terrain pendant leur cursus. Pourquoi ne pas utiliser systématiquement l’expérience des maires pour les inclure dans les décisions de proximité et de vie quotidienne ? Il faut repenser l’enseignement de l’ENA ou la remplacer par des écoles plus ouvertes sur la société, limiter l’action des réseaux et ouvrir les fonctions à des gens de terrain reconnus, mais ayant les compétences nécessaires, pas à des « copains » (exemples avec M. Benalla qui était sur le point de truster toute la sécurité de l’Elysée du haut de ses 26 ans, sans aucune formation spécifique, alors même qu’il y a des services de Police dédiés ou M. Philippe Besson, nommé consul général de France à Los Angeles : quelle compétence pour le poste (écrivain) ? Comment ne peut-on y voir le fait de favoriser un proche, comme sous la royauté et comme dans « l’ancien monde » tant décrié par M. Macon? Et l’argument de dire que cela a déjà existé par le passé efface toute idée de rupture que voulait incarner le Président. Ce principe de réseaux et de copinages fait que, après l’échec de l’école, nos enfants, lorsqu’ils arrivent à un certain niveau d’étude ne peuvent accéder à certaines fonctions. Cela contribue à la fin de l’ascenseur social. Il faut que les nominations des hauts fonctionnaires, personnels diplomatiques, etc... ne soient pas faites par une seule personne, ministre ou encore moins Président de la République, mais par des instances had hoc qui ne donnent pas l’impression de népotisme, de copinage ou de « fait du Prince ». Il est nécessaire de retrouver l’exemplarité des personnels politiques vantée par Emmanuel Macron pendant sa campagne, mais vite oubliée : Richard Ferrand en pleine information judiciaire a quand même pris la tête de l’Assemblée Nationale. M. Le Paon, ancien patron de la CGT, « jeté » après des malversations, mais recasé au Conseil économique et social (d’où il pourrait partir pour un autre fromage !). Pire : Agnès Saal qui a volé l’état pendant huit ans (dont 40000 euros de frais de taxi en dix mois, y compris pour son fils, alors qu’elle avait un chauffeur à disposition !!!), est revenue après seulement six mois de suspension dans les hautes sphères de l’état, alors qu’elle aurait dû être radiée à vie de la fonction publique. Qu’en serait- il d’un petit fonctionnaire pour moins que cela ? Quelle crédibilité ont tous ces hauts fonctionnaires qui dépensent sans compter? Il faudrait que tout écart soit sanctionné avec une notion de facteur aggravant lié à la fonction. Et je ne parle pas de M. Benalla protégé au plus haut niveau, tant sur le point personnel que judiciaire, et qui, malgré le parjure devant les commissions parlementaires, les usurpations de qualité professionnelle rue de la Contre escarpe, l’utilisation frauduleuse de matériel sensible, le mélange nauséabond des genres (contrat de sécurité privé, alors qu’encore en fonction à l’Elysée), est resté libre de tout mouvement et au dessus des lois, pendant des mois. Est-ce la République exemplaire que l’on nous avait vendue ? Elle doit, au contraire, être incarnée par des personnages ayant le sens de l’Etat, et non la priorité de leur intérêt particulier. Il faut supprimer les Commissions en tout genre, Conseil économique et social en premier lieu, sinécure pour recaser les copains y compris M. Le Paon, parti de la CGT dans les conditions infamantes que l’on sait, et qui va bientôt être recasé ailleurs !), « agences nationales », « autorités indépendantes » telles que dénoncées par exemple dans le Canard Enchainé il y a quelques mois. Dans ce cadre, donner plus de pouvoir et de moyens à la Cour des Comptes et instaurer une obligation de faire les modifications recommandées après chacun de ses rapports et, dans le cas contraire, communiquer de façon claire et publique sur des choix politiques assumés. Il faut, certes, des règles et des lois pour organiser l’état et préserver la liberté de chacun, mais on devient, avec de nouvelles normes chaque jour, le pays des interdictions, alors qu’on est le pays des Droits de l’Homme ; on étouffe sous les directives, les décrets, tout est légiféré au quotidien dans les moindres détails, on étouffe. Les services publics : Les services publics doivent être pensés pour le public et non pour le confort des agents (exp : mairies fermées le mercredi). Les heures d’ouvertures des établissements publics doivent être le plus large possible, les crèches doivent être adaptées aux salariés en horaires décalés. La fonction publique doit se réformer : on pourrait imaginer de transférer certaines taches à des sous-traitances : ne peut-on déléguer à des prestataires certains métiers ? Les jardiniers des mairies doivent-ils être fonctionnaires ? Les menuisiers et électriciens des hôpitaux ? Les agents de ménage des locaux municipaux, etc…. La sécurité de l’emploi devrait s’arrêter en cas de manquement, voire de faute. Pour parler des hôpitaux, ce que je connais le mieux par exp , un agent, un cadre surtout, peut être démontré comme défaillant, il va être déplacé dans un autre service, et il ne se passera rien. Un agent qui, lui, est en butte à une maltraitance de sa hiérarchie ou à une souffrance au travail, n’a aucune instance extérieure à l’établissement envers qui se retourner, seules des instances internes lui sont proposées : le CHSCT peut le seconder, mais dans la limite de ses moyens, le médecin du travail est salarié de l’hôpital et ne va pas se mettre en difficulté avec son DRH, l’inspecteur du travail, seul possible interlocuteur extérieur, n’a qu’un rôle consultatif. Le tribunal administratif peut être saisi (seulement à condition qu’il y ait sanction), mais met au moins 2 ans à statuer. Dans le privé, un salarié peut faire appel aux Prudhommes s’il est dans ce cas. Il ya eu des suicides retentissants montrant le « malaise » des hôpitaux , mais qu’a-t-on fait ? A t’on revu la toute puissance de l’administratif au dépens du médical ? Pourquoi ne pas en venir à une direction collégiale plus adaptée? J’ai alerté Mme Buzyn et Olivier Véran qui s’était dit sensible à la souffrance au travail dans les hopitaux, mais sans aucune réponse de leurs services ou attachés. Concernant les hôpitaux, justement, il faudrait en redéfinir les missions : doit-on continuer à engorger les urgences avec de la bobologie, maintenant que l’hôpital va être dégagé du carcan de la TAA (et avec laquelle les consultations étaient d’une grande rentabilité)? Multiplier les partenariats hospitaliers privé / public, le privé pouvant s’occuper de soins plus courants et à moindres risques, ce qui libèrerait des lits à l’hôpital. Développer le travail en réseau avec les médecins traitants, les infirmières libérales, les centres de santé, les assistantes sociales et les services médico-sociaux, surtout dans les domaines de la psychiatrie et de la gériatrie, pour éviter des hospitalisations en amont, et réduire les journées d’hospitalisation constituées par du pur hébergement du fait de difficulté à aménager un retour à domicile ou un placement adéquat à la fin des soins en aval, ce qui engorge considérablement certains services hospitaliers. Pourquoi y a-t-il des maisons de retraite à l’hôpital, couteuses, ne peut-on séparer les lieux de vie et les lieux de soin? La Police de commissariat, au plus près de la population est considérablement paupérisée, contrairement à des services dits prestigieux, très gourmands en budgets. Est-il plus dangereux, pourtant de travailler au RAID ponctuellement, ou à Police Secours tous les jours, en rajoutant l’impression d’inutilité que les policiers peuvent avoir avec une justice qui ne « suit » pas ? Les « prestigieuses » Directions Centrales sont-elles optimisées dans leur fonctionnement ? Il faut un retour à l’ordre public sans frilosité, identifier les casseurs des manifestations et que les sanctions soient significatives, revoir la philosophie du maintien de l’ordre avec l’échec du diktat « d’éviter le contact à tout prix » (exemple avec le choc ressenti pendant les manifestations du 1er mai devant des forces de l’ordre immobiles), sanctionner durement les agressions contre les représentants de services de l’état (pompiers, policiers, etc..), ne plus tolérer même des actes considérés comme moins graves, comme bruler de drapeau. Il est nécessaire d’envoyer des signaux forts pour une exigence de respect et d’appartenance à une Nation commune de la part de tous. La sécurité de l’état devrait interdire certains choix dangereux, quelle que soit la situation financière catastrophique de la France, telles les ventes de ports et d’aéroports, surtout à des puissances étrangères. Si l’on veut récupérer de l’argent, il ne faut pas refaire avec la Française des Jeux, très lucrative, ce que l’on a fait avec les autoroutes ! Concernant l’école, Il faut demander du courage et de la fermeté aux inspecteurs d’académie pour soutenir les enseignants, faire respecter partout, quelque soit le quartier, l’école, sensibles ou non, la notion de laïcité, le respect envers les enseignants, que ce soit de la part des parents ou des familles, réfléchir à des réponses appropriées mais fermes aux discours sectaires haineux et communautaristes, voire aux menaces qui peuvent être proférées devant le maitre. Il faut une exigence totale et une tolérance zéro dès les plus petites classes contre ce que les remontées de « Pas de vague » ont pu mettre au jour, même s’il faut rester prudent sur ce qui circule sur les réseaux sociaux. Le « Pas de vague » aurait fait remonter que le fait d’accepter de voir de tels incidents et les régler officiellement aurait une d’incidence négative sur la carrière des inspecteurs d’académie. Si c’est le cas, c’est le contraire qu’il faudrait instaurer ! Bien entendu, il faudrait que l’Education Nationale soit, dans ses résultats, à la hauteur du budget pharaonique de son ministère, ce qui est loin d’être le cas ! Les filières proposées devraient être plus en correspondance avec les besoins professionnels du terrain, et prendre en compte les métiers émergents. Concernant l’immigration, il faut redéfinir nos besoins réels en main d’œuvre : est-il normal que nos enfants subissent en fac de médecine un numerus clausus drastique pendant que les hôpitaux de Région Parisienne tournent avec des médecins étrangers ayant obtenu leur diplôme à l’étranger ? Il faut définir clairement des quotas en fonction des besoins réels du pays, réévalués tous les 3 ou 5 ans. Mais avant, il faut insérer nos propres jeunes en décrochage aux métiers moins qualifiés. Pourquoi ne pas donner des formations gratuites, souvent courtes, aux jeunes sans qualification en partant du principe qu’ils vont refuser certains travaux (on manque de bouchers, de poissonniers, de main d’œuvre dans le bâtiment,..)? Et si c’est le cas, ne peut-on pas se poser la question d’un maintien du RSA ou d’ASSEDICS ? Pour les étrangers accueillis légalement ou en attente de papiers, il faut réinstaurer des cours de langue obligatoires, un parcours d’information à leurs droits, mais aussi à nos coutumes, notre culture, notre Droit, la notion de citoyenneté, d’appartenir à un nouvel et même ensemble National théoriquement choisi, l’obligation de respecter les valeurs de la République qui doivent être au dessus de tout autre considération, religieuse ou autre (cf. programme d’intégration allemand avec cours obligatoires sur un rythme de temps plein pendant plusieurs mois). Pour autant le droit de vote, même aux élections locales ne doit être réservé qu’aux citoyens français. Pour les étrangers en situation irrégulière, il faut étudier plus rapidement leurs droits, renforcer et systématiser les reconduites à la frontière pour les autres, négocier avec les états qui refusent les extraditions (Mali, par ex) et traiter avec les états d’où proviennent les mineurs isolés (Maroc, par ex), et décider de ce qui peut être fait pour ceux qui refusent de dire de quel pays ils viennent. Concernant la liberté de culte et les droits individuels, il faut en définir clairement les limites, séparer définitivement les idéologies des cultes (Salafisme et confrérie des Frères Musulmans, par exemple, d’autant que, même les dits « quiétistes », prônent des valeurs contraires à celles de la République, comme l’inégalité entre les hommes et des femmes, l’homophobie, l’anti sémitisme, l’idée que la Oumma est au dessus de la Nation, l’apostasie considérée comme un crime, etc…), ne tolérer aucun débordement ni revendication dans l’espace public de matière à troubler l’ordre public et la liberté de circuler (prières de rue, interdites, d’ailleurs, en Algérie), ou à discriminer les femmes et les minorités (demandes de demi-journées pour les femmes à la piscine) et ensuite faire respecter la loi partout (on voit encore des Niqab en banlieue), afin de protéger tous les citoyens, quelque soit leur foi, et en premier lieu les Musulmans pratiquant dans le respect du droit. Refuser de prendre en compte « l’islamisation de l’Islam », comme le dit Mohamed Cherkaoui, c’est nous mettre tous en danger, car c’est l’origine du terrorisme que nous connaissons ces dernières années. Or nous ne pouvons que constater une certaine complaisance vis-à-vis des musulmans tentant toujours des revendications en contradiction avec nos valeurs pourtant universelles, de la part des politiques comme des médias, qui aboutissent à un ressenti de « deux poids deux mesures » dangereux pour la cohésion nationale et un nouvel anti sémitisme violent qui ne se cache plus et qu’on a voulu longtemps ignorer parce que venu d’une frange de la population musulmane. Il faut en finir avec la fracture de la société due au communautarisme de plus en plus marqué que les autorités font semblant de ne pas voir en laissant la population abandonnée, créée par le sectarisme d’idéologues utilisés comme missionnaires par des puissances étrangères et aggravé par le regroupement familial qui fait que nombres de jeunes issus de l’immigration préfèrent aller au « pays » se choisir un(e) conjoint(e). Cela demande du courage, des débats en amont avec des autorités musulmanes et des intellectuels, d’origine musulmane entre autres, quitte à revoir nos positions et nos alliances à l’international.


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