Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?
Non
Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
Non
Si non, quels types de services publics vous manquent dans votre territoire et qu'il est nécessaire de renforcer ?
L'accès aux soins et aux administrations est complexe et nécessite de long trajets
Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
Non
Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?
Les services des impôts (simplification des formulaires, numérisation des services)
Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
Oui
Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?
Non
Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?
Les codes d'accès aux services dématérialisés sont tous différents d'une administration (ou opérateur) à l'autre et pourraient être harmonisés.
Si vous avez été amené à demander un remboursement de soins de santé, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Il n'y a pas d'échange automatique des données de santé avec les pays limitrophes (Belgique) ce qui rend complexe le remboursement des soins (AMELI).
Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Réduire le déficit de l’état doit être une priorité pour offrir aux générations futures l’opportunité de bénéficier de prestations solidaires similaires à celles que nous connaissons actuellement, sans avoir à augmenter le niveau des prélèvements obligatoires. Cet objectif est atteignable lorsque nous comparons les situations des endettements et des déficits des différents pays européens :
Cela nécessite donc dès aujourd’hui de réduire les dépenses sociales car les trois autres types de dépenses (santé, fonctionnement de l’état et éducation) sont dans la moyenne de l’UE-28. Seule la protection sociale au sens large explique que l’état français est celui qui dépense le plus en pourcentage de son PIB:
Pour diminuer le coût de la protection sociale, les actions sur les causes fondamentales (augmenter le taux d’emploi et la durée des carrières pour réduire le nombre de bénéficiaires, …) semblent le plus efficace ; les actions sur le niveau des prestations en en réduisant certaines ou en rendant leurs conditions d’attribution plus restrictives viennent ensuite. Par ailleurs, il me semble nécessaire de demander un effort intergénérationnel pour que ceux qui ont bénéficié des services permis par l’accroissement de la dette soient mis à contribution pour réduire cette même dette. Les prestations sociales ne seraient alors plus tout à fait un don solidaire mais plutôt une sorte de prêt solidaire. Les autres leviers tels que l’amélioration de l’efficacité de l’Etat, les réductions d’effectifs de fonctionnaires, ou l’augmentation des revenus de l’Etat par une hypothétique augmentation du PIB semblent soit trop incertains sur le long terme, soit non souhaitables (en effet, les conditions d’exercice dans certaines parties de la fonction publique sont déjà sous tension), soit éloignés de l’enjeu en termes de montant. Ces leviers ne peuvent donc pas être une approche suffisante pour résoudre efficacement le déficit de l’état à mes yeux.
Centraliser toutes les prestations sociales pour leur octroi et leur contrôle dans un seul organisme en lieu et place de tous les acteurs actuels (Etat, collectivités, opérateurs…). L’objectif est de réaliser des économies sur les frais de gestion et de rendre les fraudes éventuelles plus difficiles.
Appliquer les méthodes Lean Six Sigma ou similaires à tous les services de l’état et des collectivités. Cela nécessiterait la création d’une équipe de champions de ces méthodes qui les feraient appliquer et s’assureraient que les solutions soient mises en place. En ce sens ils auraient une autorité supérieure à la ligne hiérarchique habituelle mais également l’obligation de démontrer l’amélioration des performances et services. Par ailleurs, ces méthodes reposant sur l’observation de terrain et le travail collaboratif permet d’obtenir plus facilement l’adhésion aux changement générés.
Appliquer une approche basée sur l’évaluation des risques et enjeux pour construire le budget de l’état. Par exemple le nombre de morts évitables s’il est pris comme indicateur doit permettre de hiérarchiser les dépenses de l’état. Or il y a environ 20000 morts par an d’accidents de la vie courante (chutes, suffocations, brûlures, …), environ 3500 victimes de la route par an, de 1500 à 2000 morts par an de la grippe, autant dus aux violences conjugales, et environ 16 morts par an du terrorisme (281 victimes depuis l’an 2000). L’ordre de grandeur est tout à fait différent pour tous ces décès évitables, mais les moyens de l’état pour les éviter ne sont pas du tout en proportion avec une surutilisation de moyens contre le terrorisme. Je proposerais donc de diminuer drastiquement les montants alloués à la lutte contre le terrorisme pour lutter plus efficacement contre les autres causes évitables de décès. Cette approche liée aux évaluations de risque doit s’appliquer de façon générale aux différents éléments du budget de l’état.
Lire une autre au hasard