Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?
Il apparait important de donner du sens à l'impôt, l'impôt "local" comme l'impôt "national".
Un format structuré simple à comprendre doit permettre de faire le lien entre les ressources (tous les impôts et contributions présentées par nature) et les emplois (toutes les dépenses publiques par grandes natures).
Cette restitution devrait se faire une fois par an.
L'idée de raisonner sur 1000 euros de ressources et sur 1000 euros d'emplois paraît bonne.
Cette restitution doit se faire au niveau national et local sous un même format (pas de modification du format au gré des envies des élus).
Cette restitution doit faire l'objet d'un contrôle par des organismes totalement indépendants (ex : commissaires aux comptes, contrôleurs citoyens externes...).
Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?
L'impôt doit permettre de créer une cohésion nationale.
L'égalité devant l'impôt est l'un des fondements de notre république.
L'impôt est devenu un outil politique, tantôt coercitif (sanctions par une imposition plus lourde), tantôt incitatif (par des réductions ou crédits d'impôts). Il donne le sentiment de "privilèges" lorsque des exonérations ou des réductions d'impôts s'opèrent sans suivi ni justification de leur "retour sur investissement" pour la collectivité.
La création d'avantages fiscaux répond à des vœux louables permettant d'inciter les contribuables à aller dans le sens de l'intérêt collectif (ex : politique de la famille, investissements dans le logement social, particulier-employeur, dons aux œuvres…).
Cependant, l'impôt qui n'est pas collecté en raison de ces "avantages fiscaux" constitue une ressources non disponible pour la collectivité.
Les mesures incitatives ou coercitives sont des décisions politiques qui doivent pouvoir être jugées objectivement par les citoyens.
Elles doivent donc faire l'objet d'un suivi quant à leur efficacité pour la collectivité et être suivies selon leur destination (par exemple : un don à l'Institut Curie qui permet une défiscalisation partielle de son don devrait rentrer dans les ressources et dépenses du Ministère de la Santé...).
Ainsi, des indicateurs de performance doivent être déterminés pour chaque avantage fiscal et doivent être restitués au moins une fois par an.
Par ailleurs, les moyens mis en œuvre dans la lutte contre la fraude fiscale et la fraude sociale doivent constituer un objectif prioritaire du gouvernement et de l'administration.
La justice fiscale (et sociale) passe notamment par un meilleur contrôle des opérations transnationales et des opérations de dumping fiscal opérées par certains de nos partenaires européens ou non.
La mise en place d'un prélèvement à la source sur les revenus générés sur le territoire national pour des entreprises étrangères est une solution (ex: prélèvement de 10-15% du chiffre d'affaires des opérations réalisées par les GAFA en France).
Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?
Il convient de réduire les impôts, les taxes et les cotisations qui pèsent sur le travail.
Il convient par ailleurs de conditionner une fiscalité incitative du capital (dividendes) à la redistribution du résultat aux salariés (participation, intéressement...) et au réinvestissement dans l'outil de production ou dans le recrutement de nouveaux salariés : 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les salariés, 1/3 pour le réinvestissement.
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Augmenter le temps de travail, Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales
S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?
Aides aux demandeurs d'emploi :
Renforcer les conditions attribution pour les salariés ayant notamment bénéficié d'une rupture conventionnelle.
En effet, il n'est pas rare de voir des demandeurs d'emploi créer une société dans laquelle ils travaillent, mais ne se rémunèrent pas pour toucher des allocations pendant de nombreux mois et laisser le capital de la société grossir pour atteindre des niveaux confortables…
Renforcer le suivi des demandeurs d'emploi pour les accompagner vers la recherche active d'un emploi.
Le travail doit toujours rapporter plus que la somme des aides proposées.
Remboursement des soins courants (hors hospitalisation ou traitements lourds) :
Prévoir une contribution en fonction des revenus de chaque contribuable pour les dépenses de santé courantes.
Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?
Assurance-maladie pour les maladies lourdes (ex : Alzeimer etc...) et les situations de fin de vie.
Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?
Assurance-maladie pour les maladies lourdes et la vieillesse
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