Intégralité de la contribution intitulée "Protéger l’écosystème, la santé, les biens communs et les animaux"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Transition écologique le 5 février 2019 à Riom .

Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
La biodiversité et la disparition de certaines espèces

Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
Instaurer la règle verte au niveau européen c’est-à-dire l’interdiction de prélever davantage à l’écosystème que ce qu’il est capable de supporter.

• Faire de l’énergie un bien commun en garantissant l’accès en fonction des besoins de chacun.e et en assurant la gestion publique. Arrêter la privatisation et la destruction des services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc.).

• Revoir à la hausse les objectifs de réduction des émissions adoptés lors de la COP 21 pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 (émissions de gaz à effet de serre inférieures à ce que l’écosystème peut absorber), porter, au minimum, la part d’énergie renouvelable à 45% et améliorer l’efficacité énergetique de 40% en 2030 au niveau européen.

• Soutenir la proposition d’un tribunal international de justice climatique et contre les écocides (crimes écologiques) pour juger États et multinationales.

• Éradiquer les conflits d’intérêts et garantir l’indépendance des agences européennes de contrôle des médicaments, de l’alimentation et de l’environnement pour éradiquer les conflits d’intérêts et garantir leur indépendance.

• Interdire les perturbateurs endocriniens par une définition stricte et des sanctions dissuasives.

• Prévoir la révision des règlements et directives sur les substances chimiques afin de garantir le plus haut niveau de protection sanitaire et environnemental.

• Faire adopter une charte européenne des droits des animaux et lutter contre la maltraitance des animaux : interdiction des élevages en batterie, limitation du nombre d’animaux par exploitation pour empêcher les fermes des 1 000 vaches par exemple, interdiction des sévices sur animaux vivants.

• Interdire les transports d’animaux vivants sur de longues distances entre États-Membres comme vers l’Union ainsi que la production et la vente de fourrures.

• Soutenir la proposition du Parlement européen visant à interdire mondialement l’expérimentation animale dans les cosmétiques.

• Protéger les animaux utilisés à des fins scientifiques : étudier sur du matériel humain (culture de cellules, tissus humains, organes sur puces, etc) ou des données humaines (banques de données, épidémiologie, etc), ne pas nuire (ne pas utiliser des animaux en bonne santé afin de les rendre malades), rendre obligatoire l’utilisation de méthodes substitutives déjà validées, interdire toutes expériences sur les singes, les chiens et les chats…

• Adopter un plan de sauvegarde pour la biodiversité en Europe intégrant la protection des abeilles et oiseaux, la gestion durable des forêts et la préservation des forêts primaires, comme meilleure manière de stocker le carbone dans les sols, ainsi que les trésors de biodiversité notamment dans les outre-mer pour enrayer la nouvelle vague d’extinction des espèces

• Faire du droit à l’eau un droit fondamental en Europe et instaurer la gratuité de l’accès aux m3 vitaux, à des fontaines et à des bains douches. Définir les paramètres et nouveaux seuils de conformité sanitaire sur l’eau du robinet.

• Interdire la brevetabilité du vivant et exiger du Luxembourg qu’il renonce à la possibilité de privatiser les ressources trouvées dans l’espace.

• Demander la révision de la directive plastique afin d’interdire tous les plastiques à usage unique, sauf exception et de faire financer la dépollution plastique en mettant à contribution les entreprises responsables.


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