Intégralité de la contribution intitulée "SOMMES-NOUS VRAIMENT EN DÉMOCRATIE ?"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Démocratie et citoyenneté le 9 mars 2019 à Strenquels .

En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?
Aux gens qui vivent au plus près du terrain et qui font face aux mêmes difficultés que la plupart d'entre nous. Les Maires, les conseillers municipaux, les Associations qui défendent des initiatives qui prennent en compte l'environnement, la vie des gens, bref le bien-être de chacun. Pourquoi ? Cela va de soit, pas de distance entre nous et des engagements qui visent l'intérêt général et les Associations qui défendent des intérêts particuliers qui ont besoin d'être soutenus.

En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?
Oui

Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?
Surtout pas aux organisations syndicales qui défendent leur boutique et leurs petits intérêts particuliers. Ces organisations partaient surement d'un bon sentiment, mais l'échec que nous vivons depuis 40 ans montre son inefficacité. Et oui pour les Associations qui défendent des intérêts essentiels à l'humain.

Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?
Gandhi disait : ce que vous ferez pour nous sans nous, vous le ferez contre nous ! Il faudrait que les élus représentent ""vraiment"" leurs citoyens. La plupart des citoyens ne veulent plus être des bénéficiaires passifs et attendre le ""ruissellement"" attendu depuis 40 ans et venant de ""La Capitale""ou depuis 30 ans venant de l'Europe. Les citoyens ne sont pas le problème, ils font partie de la solution. ils veulent participer à l’élaboration de la décision et à sa mise en œuvre. C’est une nouvelle démocratie active et contributive, qu’il faut impérativement inventer, permettant la participation effective des territoires et des citoyens, introduisant la thématique des biens communs, revisitant la notion d’intérêt général.

Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
Je ne sais pas

Pourquoi ?
pas de réponse tranchée, mais il me semble que s'occuper d'une chose à la fois est plus constructif, plus efficace.

Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?
de la proportionnelle ! en espérant que chaque sensibilité sera sensible à l'intérêt général et répondra réellement aux besoins des gens ! N'est-ce pas cela le but ultime de la politique ? Servir au mieux les gens...

Si oui, lesquels ?
Oui, Non ...là n'est pas la question, quelque soit le nombre, il faut représenter efficacement et pour cela les députés devraient rester dans leur circonscription pour être au plus près du terrain et faire remonter aux sénateurs les informations dont ils ont besoin, à l'heure d'internet, plus de voyage inutile, plus de dépenses inutiles, visio-conférence mais la France serait-elle en retard question numérique ???

Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?
« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans l’urne et à déléguer les pouvoirs à un élu puis à se taire pendant cinq ou sept ans » écrit Pierre Mendès-France dans son livre sur La République moderne (1962). Au plus, pouvons-nous imaginer un système démocratique augmenté, coopératif, assurant une conversation continuelle entre le peuple et les institutions représentatives. Mais ne soyons pas naïfs, un citoyen non formé, non informé, aura tendance dans les controverses à privilégier ses émotions, sa condition existentielle, son insuffisance, son ignorance, son inconscience, sa jalousie, sa rancœur. La recherche du consensus, sera la tache la plus difficile à atteindre.

Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Oui

Si oui, de quelle manière ?
Il n'est pas correct de considérer un vote blanc lors d'une élection comme un vote nul. Ce vote exprime bien l'intention de voter mais suppose que le choix qui est proposé ne convient pas. Il faut prendre en considération les votes blancs lors des élections. Ceci a pour conséquence de pouvoir générer un deuxième tour et de permettre à de nouvelles personnes de déposer leur candidature. Quand à l'abstentionnisme, une minorité se fout de la politique alors que les autres savent comment les choses se passent, ils considèrent qu'ils n'ont pas besoin de faire semblant de jouer à la démocratie puisque cela n'est pas une démocratie dans laquelle nous nous trouvons mais une espèce d'ersatz d'une Europe ultra libérale qui est gentiment totalitaire et qui nous impose sa loi.

Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?
Pourquoi ne pas commencer cette formation à l'école ? Et dans un même temps, pour les adultes d'aujourd'hui, créer des réunions réunissant des experts divers et des citoyens ordinaires autour de questions politiques ou sociétales complexes et controversées qui formeraient un espace de démocratisation ? Avec ces discussions ouvertes, chacun aurait la capacité de se mettre à la place de l’autre, d’ouvrir son champ de vision. Il ne s’agirait plus d’être seulement  engagé, mais aussi de contribuer à clarifier le débat public en mettant en discussion le rapport de l’un à l’autre et de réfléchir en commun. Paul Ricoeur apporte une réponse: « Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage.

Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
Non

Si oui, comment ?
non développer plutôt la démocratie participative au niveau local.

Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?
Les citoyens n'auraient pas besoin d'être consultés si leur demande était prise en compte. Les citoyens s'ils sont majoritaires à le demander, et ont, pour exemple, besoin de transport en commun dans le milieu rural, et bien, leur mettre à disposition des transports en communs. Les informer du coût, de l'implication sur les impôts, qui paient quoi et faire contribuer le citoyen en fonction de ses revenus, etc... Comment les consulter ? Pour les personnes ne sachant pas utiliser internet, on pourrait envisager comme certains jeux télévisés qui demandent d'appeler tel numéro pour dire oui ou non, surement gérer par le numérique... Un service de l'état pourrait gérer cela, la question ne se pose pas pour les utilisateurs du net, il pourrait répondre comme nous le faisons maintenant. Pour les questions qui ne peuvent pas recevoir de réponses binaires, faire appel aux collectivités pour installer ""des conventions citoyennes"" qui seraient des procédures de participation qui combinent une formation préalable (où les citoyens étudient), une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens rendent un avis). Tout sujet d’intérêt général est susceptible de faire l’objet d’une convention de citoyens dès lors que les connaissances en la matière ont acquis un certain niveau de maturation. Ainsi, les débats pourront avoir lieu, avec obligation de réponse favorable ou défavorable. Puis la collectivité peut faire remonter au niveau de l'état les décisions des citoyens.

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
Aucune idée

Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?
L'état et les religions restent séparés mais les religions doivent se conformer à l'espace privé et ne pas entraver la liberté des femmes ; respecter les droits et les devoirs de celles-ci, tout faire pour éviter le prosélytisme de toutes les religions, inculquer la raison raisonnante dès le plus jeune âge et la véritable histoire des religions doit être étudié dès le cm1, ainsi ces futurs adultes pourront avoir un jugement critique et décider par eux-mêmes. Pour ma part, l'homme s'est inventé ces religions par peur de la mort et par peur des femmes qui si elles avaient eu le pouvoir auraient contribué à une toute autre histoire ; car enfin, il s'agit bien d'une histoire d'hommes pour les hommes ; mais laissons croire ceux qui ont envie de croire tant que l'intégrité physique et morale d'une personne n'est pas touchée.

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Cette compréhension réciproque serait partagée si tout était partagé équitablement dans le pays qui défend les droits de ""l'homme"" et si il n'y avait pas eu tant d'erreurs commises dans le passé dans le domaine de la politique étrangère.

Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?
Faire en sorte que les préoccupations de la société civile entrent dans la sphère politique. La réponse n’est pas seulement la méfiance à l’égard des appareils politiques, mais aussi le déficit de confiance accordé à l’état dans un contexte où la sociale-démocratie s'est convertie au social libéralisme (et l'Europe à l'ultra libéralisme). Faire participer le citoyen aux dépenses collectives en fonction de ses ressources et défendre la société dont il est membre. Faire en sorte que l’impression de perdre sa vie à la gagner, et que le monde n’a plus de sens disparaissent en mettant en place un revenu universel dès l'âge de 18 ans pour libérer les forces créatrices de nos jeunes qui sont l'avenir. Suggestion de Bruno Tilliette : ""Son coût, supposé ""infinançable"" est un argument qui ne tient pas compte de la dynamique qu'engendrerait un autre système, évidemment il ne serait pas ""finançable"" avec le système existant. La liste des avancées sociales considérées au départ comme financièrement insupportables et qui, à l’arrivée, se sont révélées extrêmement enrichissantes pour la société et le développement économique est inépuisable. Qu’il s’agisse de l’interdiction du travail des enfants, à la fin du XIXe siècle, des congés payés et de la semaine de 40 heures du Front populaire, de la mise en place de la Sécurité sociale, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, entre autres exemples, à chaque fois des voix se sont élevées pour crier à la ruine du pays et, à chaque fois, le temps a montré que ces mesures ont été bénéfiques pour tous, y compris ceux qui s’y étaient opposés. L’élévation du niveau d’éducation des enfants a favorisé un travail de meilleure qualité, l’opulente industrie du tourisme et des loisirs a été créée par le temps libre, la prise en charge solidaire des soins a été à la fois la source d’un système de santé qui ne compte pas pour rien dans l’accroissement de notre fameux PIB et d’une augmentation de la productivité. Ce qui apparaît à un moment comme une dépense exorbitante à court terme, se révèle ainsi comme un investissement rentable. Dénoncer comme insurmontable le coût économique du Revenu universel relève également d’un déni de réalité. On compte, en 2017, 6 millions de chômeurs (toutes catégories confondues), 2,5 millions d’allocataires de RSA et 14 millions de retraités, auxquels il faudrait ajouter tous ceux qui sont pris en charge par de multiples aides, sans doute plusieurs millions. Ce sont donc près de 25 millions de personnes qui bénéficient d’une forme de revenu en dehors de tout travail, soit 37 % de la population, beaucoup plus, si on prend en compte les familles concernées dans leur ensemble. Le Revenu universel existe déjà, de fait, dissimulé derrière un système complexe d’aides sociales qu’il serait judicieux de simplifier et de rationaliser. Finalement chiffrer abruptement son coût n’a pas beaucoup de sens puisque, si nous le décidons politiquement, il se mettra en place progressivement, par transfert, et en inventant, au fur et à mesure les moyens de le financer. Si, en 1945, on avait imaginé ce que pèse financièrement aujourd’hui la Sécurité sociale, aurait-on osé la créer ?"" Eviter de remettre en place les mêmes dirigeants qui, depuis 40 ans, à droite comme à gauche, ont laissé se développer les inégalités, voire les ont favorisées, qui ont tous renforcé l’arsenal des taxes.

Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?
L’AMITIÉ : Dans L’Éthique à Nicomaque, d'Aristote, le philosophe grec souligne l’importance cardinale de l’amitié. Elle n’est pas seulement un sentiment, elle est la condition de la vie dans la cité. Seuls des hommes unis par les liens de l’amitié peuvent constituer une telle cité. La philia (l’amitié entre citoyens) est la condition fondamentale du bien être commun, de la solidarité sociale, indispensable pour créer un espace d’expression publique et d’opinion libre. L’amitié est ainsi un principe politique qui consiste dans le « parler ensemble ». Dans la relation d’amitié, nous éprouvons les qualités humaines essentielles : le respect d’autrui, le sens de la parole donnée, la valeur des engagements. Les modernes des républiques démocratiques utilisent le mot fraternité pour traduire cette amitié entre citoyens. NE PAS DIVISER POUR MIEUX RÉGNER : diviser les gens en pensant que celui qui veut travailler peut travailler à condition qu'il accepte de se ""déclasser"", en générale, cela vient des personnes bien installées dans leurs postes depuis des années avec un salaire tout à fait correct et qui n'ont aucune idée du monde dans lequel ils vivent, leurs regards s'arrêtent à la frontière de leurs nombrils. BIENVEILLANCE : Généraliser le bien-être au travail ou pour ce qu'il en reste en formant tous les dirigeants de ce pays et en leur faisant comprendre que bienveillance rime avec performance ; ; il est contre productif d'écraser les gens avec une parfaite arrogance, attitude souvent déployée par ceux qui ont un peu de pouvoir ou qui croit en avoir...

Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?
DONNEZ UN REVENU EXISTENTIEL (je suis d'accord avec Bruno Tilliette sur ce sujet) : ""Ceux qui ne cessent d’invoquer la « valeur travail » sont, la plupart du temps, ceux qui ont un travail effectivement « valorisant » socialement, intéressant, bien payé, qui leur plaît et qu’ils exercent souvent avec une certaine liberté. Ils le vivent plus comme une activité et une contribution au monde que comme un travail. Mais peut-on avoir le même respect et le même engagement pour son travail quand celui-ci permet à peine de vivre, est harassant, répétitif, contraignant, soumis au caprice de petits chefs, méprisé et ne laisse aucune place à l’épanouissement de celui qui y perd sa vie ? Si le Revenu universel permet de faire disparaître ce genre de travail sans valeur, ou de le réduire à quelques heures par semaine, de travailler moins, mais mieux, il représentera un progrès considérable pour l’émancipation et la liberté humaine. Pourquoi penser, a priori, que dégagés du souci de la survie, nos concitoyens vont tous sombrer dans la paresse la plus crasse ? Certains, peut-être, se contenteront de ce minimum et s’avachiront devant la télé en buvant des bières et en mangeant des pizzas. Ceux-là n’ont pas attendu le Revenu universel pour le faire. Mais ils sont une minorité. D’où vient cette idée pessimiste que l’homme payé à ne rien faire ne fera rien de ses journées, quand tout prouve le contraire ? La plupart des retraités que je connais, dans tous les milieux, détenteurs donc d’une forme de Revenu universel, développent une activité et une énergie considérable pour leur famille, pour bricoler leur maison, pour se cultiver, pour venir en aide aux autres… Très peu de gens, en vérité, ont envie de rester inactifs. Rappelons que le programme Mincome qui a instauré un revenu de base dans deux villes du Manitoba canadien (Winnipeg et Dauphin), pendant 4 ans, à la fin des années 1970 n’a pas montré de dés-incitation au travail : seuls 1 % des hommes, 3 % des femmes mariées et 5 % des femmes non mariées ont arrêté de travailler après la mise en place de l’allocation. Entre autres effets positifs, les adolescents sont allés plus loin dans leurs études et on a pu constater une baisse de la fréquentation des hôpitaux de 8,5 % en même temps qu’une forte diminution des accidents liés au travail. De manière plus anecdotique, on sait aussi que les gagnants du Loto, pour la plupart, n’arrêtent pas de travailler.""

Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?
Le citoyen n'attend pas une valorisation, il attend d'être traité dignement et justement. Et l'exemplarité est une nécessité pour ceux qui gouvernent sinon pas de ""ruissellement"" vers le bas. Je ne suis pas pour toujours plus de pouvoir d'achat sauf pour ceux qui en ont besoin pour se loger, se chauffer et manger sain. La reconnaissance pourrait être une taxe à 3% au lieu de 5.5 ou 20 %pour cent pour la consommation des produits locaux, voir bio, pour toutes les dépenses liées à l'environnement, car à quoi nous servira le pouvoir d'achat quand notre planète sera dépouillée de toutes ses ressources ?

Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?
la bêtise, la cupidité, l'insulte, ET LES GENS QUI RACONTENT LEUR VIE DANS LES TRAINS AU TÉLÉPHONE EN SE CROYANT TOUT SEUL.

Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?
rien, c'est à l'école et à la famille de régler ce problème. RENVOYER LES PARENTS A L'ECOLE ET DONNER DES COURS DE FRANCAIS, DE MORALE, D'ETHIQUE ET D'AMITIE.

Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?
être civil soit-même. Un message passé en douceur vaut mieux qu'une répression quelconque. AH OUI - Rendez nous notre liberté ! Toutes ses réglementations, normes, obligations, QUI NOUS EMPÊCHENT DE VIVRE !

Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?
J'ai gardé mon nom de famille d'usage, Mme Lemaire, pour ne pas avoir à expliquer mon nom de naissance, ZEGHI ! Ahhhh, de quelle origine êtes-vous ??? Euh....désolée, mon père était algérien, mais je vous jure que je n'y suis pour rien....

Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?
Personne n'a demandé à être. Nous surgissons au monde parce qu'un jour des parents l'ont souhaités, l'ont voulus, l'ont désirés, ou ont fait le nécessaire pour que cela advienne. Tous les gens sur la planète n'ont rien demandé et ont été contraints à surgir du néant pour arriver là ou ils sont. Personne n'a choisi l'endroit où il est né, les parents, le milieu social, la couleur de sa peau, son origine,son sexe, son genre, sa sexualité, sa couleur d'yeux. CROYEZ VOUS QUE LE MONDE PEUT COMPRENDRE CELA ? Car tout découle de source, si l'on comprend, que personne ne naît avec les mêmes chances et qu'il y a du déterminisme en chacun de nous et finalement peu de choix. On croit choisir notre partenaire, on croit choisir notre boulot, on croit choisir des tas de choses, alors que tout est dicté par notre condition sociale première...il y avait des exceptions jadis, lorsque l'école jouait son rôle de maître à disciple, aujourd'hui c'est beaucoup plus difficile de sortir de sa condition non choisie...

Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?
Non

Si oui, lesquelles ?
Pas de contrepartie, aucune, faire en sorte que chacun vive dignement, le monde d'aujourd'hui ne donne pas suffisamment de travail pour chacun, pourquoi devrait-on faire payer les gens d'un changement radical lié aux connaissances scientifiques et numériques. Il y a un changement de logiciel a prendre en compte et tenter de faire changer les mentalités, en évitant les oppositions des uns avec les autres, nous allons tous finir pareils...entre quatre planches. D'ailleurs à ce propos, j'aimerai éviter la découpe d'un arbre pour la construction de mon cercueil, je voudrais juste un linge autours du corps et être brûlée ou enterrée à même la terre près d'un arbre. Quelle bêtise cette dépense de 3000 , 4000 EUROS, pour partir en fumée, ah mais oui j'oubliais il faut faire tourner la machine capitalistique...

Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?
Un jour, j'ai imaginé que la France était ma maison, j'entends par là, la maison dans laquelle je vis. Et j'avais envie d'accueillir toute la misère du monde chez moi pour essayer de leur apporter réconfort, nourriture, gentillesse (préalable positif à une relation et qui est la chose la moins partagée au monde actuellement) ; et là s'est posée la question de la masse par rapport à ma construction qui elle était finie, s'est posée la question du fait que je n'aurais pas les moyens de nourrir tout le monde, et le peu de place donnait une proximité trop importante qui limitait notre liberté à tous. J'ai ramené cela à mon pays la France que j'aime pour ces valeurs même si celles-ci ont été quelques peu oubliées. Alors ! Oui à l'immigration ! mais celle-ci doit être pensée et repensée. Elle doit permettre à chacun de ceux que nous recevons de vivre dans la dignité sans oublier bien sûr dans le même temps de résoudre le problème de la misère des nôtres... résoudre tous les problèmes de front...car tout le monde doit être traité de la même manière, personne n'est supérieur à personne, personne n'est inférieur à personne...Ainsi-soit-il...

En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?
Voici un sujet dont l'Europe pourrait s'occuper, en laissant le choix aux nations de gérer leurs affaires comme ils l'entendent. Elle aurait un rôle de vérification, tout le monde doit se comporter humainement, justement.

Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
Ce défi ne durerait pas si nous avions réglé les problèmes à la base. L'immigration climatique n'aurait pas lieu si nous arrêtions notre mode de vie actuelle, l'immigration liée aux guerres cesseraient si les ingérences variées et multiples cessaient surtout celle qui sont faites sous couvert de venir en aide alors qu'elles cachent clairement l'intérêt pour les ressources du sol du pays en guerre. L'immigration de la misère cesserait si tous les pays développés venaient en aide au pays en difficulté. Mais le bon sens comme la gentillesse sont réellement les choses les moins partagées actuellement.

Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?
De la répartition dans toute l'Europe avec concertation, non pas comme l'a fait Mme MERKEL, pas de ghettos, du mélange, de la diversité, des cours de langue du pays, et des études obligatoires dans les prisons (philosophie, histoire, géographie, sciences, art).

Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Socrate disait : « ceux qui nous salissent, nous haïssent, nous crachent dessus, nous insultent, nous invectivent, nous détestent ont toujours de bonnes raisons qui toutes trahissent le ressentiment, l'envie, la jalousie, la frustration, l'insatisfaction, la rancune, l'amertume, le mécontentement de soi. C'est déjà une punition bien assez grande d'être une petite âme, pour quelle raison ajouter du mal au mal ? » ""Nos opinions n'ont pas d'importance, seule compte la préservation du système qui permet d'en avoir. » « Convaincre au lieu de persuader, et employer des arguments qui ne soient pas d'autorité. » "" L'enjeu n'est pas de convertir mais de conduire, loyalement et sans ménagement, à cet état du dialogue où la contradiction n'est plus vécue comme une offense. ». Raphael Enthoven.


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