Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?
Tout est à revoir. Etat, parlement, administrations... forment un véritable millefeuille dans lequel on ne sait plus qui fait quoi et qui sert, surtout, à quoi. Trop de complexité, trop de centralisation, trop d'administrations, trop de niveaux, trop de doublons, trop d'élus....Ce qui génère une verticalité à de multiples échelons où se perdent et se diluent besoins, informations et décisions. La superposition d'administrations devenues trop complexes car trop lourdes ne fait que compliquer la vie de tout un chacun. Tous ces agents vivent sur leur piédestal (bien confortable) et ne sont pas dans la vraie vie ; ils sont même très loin de la réalité et n'ont pas la moindre idée des besoins des Français. En conséquence, ils ne peuvent être efficaces. Tout est très compliqué. Il existe une grande disparité entre les différents services. Nominations aux postes gratifiants et salaires en conséquence, sans responsabilité. Peu ou pas d'encadrement des dépenses : mise à disposition de logements de fonction, de voitures....Stop à tous ces privilèges et dépenses superflues et inutiles dans un pays en crise, qui doit réduire sa dette. Beaucoup trop de copinage. Nomination de M. Juppé au conseil constitutionnel et le plus grave, nomination de Mme Sylvie Goulard, au poste de sous-gouverneur de la Banque de France (ancienne éphémère ministre des Armées du premier gouvernement Philippe qui avait quitté ses fonctions de ministre au bout d'un mois, le 20 juin dernier, en raison de soupçons d'emplois fictifs du Modem au Parlement européen. Elle avait écrit une tribune remarquée en septembre 2015 en soutien de François Villeroy de Galhau, dont la nomination par François Hollande en qualité de gouverneur de la Banque de France (après avoir dirigé BNP Paribas) faisait polémique !!!!!). Deux exemples (les plus récents) parmi tant d'autres !!!!!!
Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?
Oui
Si oui, lesquelles ?
Les communes et les départements sont plus proches du citoyen que tous les bureaux parisiens qui vivent dans un monde virtuel de nantis et privilégiés. Suppression des communautés des communes qui font perdre tout pouvoir aux maires qui eux, sont proches de la population (même si le président les a snobés au congrès des maires de France !). Non aux régions avec la nouvelle configuration. Les avoir regroupées alors que beaucoup s'y opposait, est une mauvaise idée. Là, il aurait été judicieux de consulter le peuple. Elles sont devenues trop éloignées (des heures de transport). Trop d'élus qui cumulent et on ne sait plus à qui l'on doit s'adresser. Dépenses inutiles et stupides, suite aux changements d'appellations, de logos…..Tous les documents sont à réactualiser. Quel gâchis ! Les limitations de vitesse doivent être, comme cela avait été demandé, décidées par les communes et les départements qui connaissent mieux que quiconque les routes et leurs dangerosité, beaucoup mieux que dans les ministères parisiens, qui ont la prétention de tout savoir. Remettre la délivrance des cartes d'identité dans TOUTES les mairies. Le grand débat aura, au moins, permis de voir le gouvernement sur déplacer sur le terrain et d'échanger avec les élus locaux et les citoyens, jeunes et moins jeunes, qui ont pou exprimer notre mal être dans cette France où les privilèges et hauts salaires sont rois. Espérons que cela serve à quelque chose dans les décisions qui seront proposées.
Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
Non
Si non, quels types de services publics vous manquent dans votre territoire et qu'il est nécessaire de renforcer ?
Les services publics existent mais regorgent de personnels incompétents, qui ne se mettent pas à la disposition des gens. Ils vous prennent de haut et vous rabaissent (eux aussi) car ils considèrent qu'ils ont tout pouvoir. C'est le cas, entre autres, de pôle emploi. A l'heure où les formalités administratives se dématérialisent de plus en plus, de nombreuses personnes se trouvent en difficulté face à l'outil informatique. La création de structures serait souhaitable pour assurer des formations, des aides (à l'initiative des communes avec financement de l'état). Une aide à l'utilisation du portable semble plus que nécessaire. Personnellement, je déteste le portable. Hier, je suis allée en gare, acheter mes billets de train. Surprise : guichets fermés, n'ouvrant qu'à 16 heures et pris d'assaut. Les guichetiers (pas très satisfaits de ces nouvelles modalités) servent de potiches dans le hall et regagnent leurs postes de travail à l'ouverture. Comme la file d'attente est très longue, les gens impatients râlent et s'en prennent aux employés, qui n'y sont pour rien ! Personnellement, j'étais très en colère. Le site SNCF est loin d'être au top (et pourtant, je suis une habituée d'internet). Le guichetier m'a gentiment servi mes billets en utilisant la borne automatique. Maintenant, le service public est devenu une MACHINE INFORMATIQUE où le côté humain a totalement disparu. Plus de d'aides, ni de conseils……De plus, j'ai fait 20 km AR pour trouver le rideau baissé, car nous n'avons été informés de ces ""nouveaux horaires"". Pour déposer un dossier MDPH (que j'ai mis une semaine à constituer, via internet), impossible de joindre le personnel par téléphone. Il n'a pas le temps de répondre. Quand vous déposez votre dossier à la maison de l'autonomie, plus de rendez-vous ; vous arrivez, prenez place en salle d'attente et attendez votre tour. Résultat, vous y passez une demi-journée. Quand il y a nécessité de contacter les services, les besoins sont avant tout téléphoniques. Comme cela ne répond pas et qu'il est inutile de se déplacer tellement la file d'attente est longue, on doit se rabattre sur la messagerie du site et attendre la réponse qui tarde à venir. Les services publics doivent rester un service de proximité, à la disposition des citoyens. L'aide téléphonique et la prise en charge d'un agent ont complètement disparu. Tout ne peut pas se résoudre par internet : un échange verbal en tête à tête est tout de même plus pratique et permet un échange direct !!!! Si c'est pour faire des coupes budgétaires, il y a d'autres endroits, pour le faire, en rognant sur TOUS les avantages de TOUS les politiques.
Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développées sur Internet en priorité ?
Le site des impôts est désormais bien fait. Encore faut-il avoir accès à internet !!!! Le site AMELI est accessible mais pas assez diversifié. Le service messagerie laisse à désirer, tout comme les réponses données par les interlocuteurs. Il serait bien de supprimer tous les envois courrier. Le dossier DMP ne semble pas recueillir les faveurs du corps médical. Recevoir factures, devis, échéanciers, avis des impôts..... et les archiver dans l'ordinateur. Plus de papiers et pas de frais postaux. Les sites ANTAI, ANTS, FRANCE CONNECT.... (points de permis, cartes grises) puisque les préfectures (dont on ne sait plus très bien à quoi elles servent) n'assurent plus l'accueil à leurs guichets qui restent fermés au public. Revoir le site BLOCTEL qui, comme PACITEL, ne sert à rien. Je fais, en moyenne, 5 déclarations par jour suite à harcèlement (énergie, mutuelles, voyances…..) Le regroupement dans les maisons de services au public (comme c'est déjà le cas pour les Maisons du droit et de la Justice) ne sera pas satisfaisant. En l'état actuel des choses, demandes diversifiées et personnels insuffisants et pas toujours formés. L'amplitude des heures d'ouverture est trop juste. L'attente est trop longue et le rendez-vous est systématiquement écourté (durée limitée pour faire face à l'affluence). Pas de prise de rendez-vous possible. Les services itinérants manquent de confidentialité !!!!! Quant aux agents polyvalents, à l'heure actuelle, il n'y en n'a pas. Ils ne sont déjà pas très compétents dans le seul domaine où ils travaillent (cf impôts)
Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
Oui
Si oui, en avez-vous été satisfait ?
Non
Quelles améliorations préconiseriez-vous [des nouvelles formes de services publics] ?
Ces nouvelles formes de services publics ne sont pas disponibles partout. Là où il existe des bureaux (impôts, CPAM, MDPH, Maison de la Justice et du droit...), il est désormais impossible de contacter le personnel par téléphone. Il est, de plus, très compliqué de rencontrer des conseillers que ce soit pour la Sécurité Sociale, les Impôts, Pôle emploi, services de retraites....Non à la suppression des guichets SNCF. Le guichet physique reste indispensable. Prendre ses billets sur leurs machines est catastrophique et très compliqué. Les sites ANTAI (contraventions), ANTS (pour connaître le solde de points sur permis de conduire), France connect, le site des cartes grises sont inutilisables même par les garagistes et concessionnaires de voitures et autres professionnels. Ce sont pourtant des sites habilités et agréés par le Ministère de l'Intérieur. Ces services en ligne ont été créés n'importe comment
Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?
Seulement les impôts. Les démarches en ligne sont bien pour les personnes à l'aise avec l'informatique (ce qui est mon cas). Cependant, pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées et précaires), la rupture des droits augmente les inégalités. Pourquoi ne pas créer, dans chaque commune, un service d'aide à la personne pour utiliser les services d'internet ? Aucun autre service public n'a évolué. Ils se sont tous dégradés ou ont disparu. La grandeur de notre pays ne justifie pas une aussi complexe gestion. Le nombre d'élus est énorme, sans parler des ministères et des secrétariats associés. Le Sénat, Le CESE, l'Assemblée Nationale, la Cour des Comptes, le Parlement européen.....beaucoup d'élus et trop de politiques, mais peu de présents. Mais j'en reparlerai dans l'autre rubrique
Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?
Tous, sans distinction. Il faudrait que les administrations aient un lien entre elles, qu'elles communiquent, afin d'éviter les doublons, les pertes de temps, permettant ainsi de simplifier et accélérer les démarches. Six mois d'attente pour un dossier MDPH que l'on renouvelle (comme si le handicap, au bout de 5 ans, pouvait s'être amélioré), qui va passer entre toutes les mains, la CAF, la CPAM (qui ne répond jamais correctement aux questions sur messagerie), les caisses de retraites (trop lourd et trop compliqué)..... Après avoir consacré trois jours à constituer mon dossier MDPH dont 8 pages pour le certificat médical, je l'ai apporté à mon généraliste. Il était stupéfait et ravi de voir mes dociments remplis en totalité par mes soins sur internet ; il n'avait jamais vu de sa carrière, un patient, qui lui remette en main propre un dossier complet (enregistré sur une clé USB). Il passe tous ses WE à remplir ces certificats, les prises en charge de 100% ALD.... Et après, on s'étonne que l'on n'ait plus de médecin généraliste dit médecin ""de famille"". Toujours dans le handicap. Même si son montant est ridiculement bas et empêche de bénéficier d'autres aides comme la CMU, le RSA.... l'AAH devrait être accordée à vie et le dossier MDPH (d'une trentaine de pages + le certificat médical de 8 pages) ne devrait pas être à reconstituer tous les 5 ans. Si le médecin référent a changé pour cause de départ à la retraite, c'est, à chaque fois, le même calvaire administratif. Car, malheureusement, quand on est handicapé, on n'a aucune chance de redevenir valide et autonome !!!!! Supprimer les déserts médicaux. Caisses de retraite. Pour mes 60 ans, j'ai fait valoir mes droits à la retraite pour les mois travaillés pour financer les études supérieures. Après un parcours du combattant, je suis enfin reçue et on me conseille d'attendre mes 65 ans car la somme que je toucherai ne serait que de 18 €. Cinq ans plus tard, reconstitution de dossier en apportant les documents originaux et photocopiés qui seront scannés (donc photocopies inutiles, sans parler du temps perdu, du papier gâché et de l'utilisation de mes cartouches d'encre). Je suis reçue par une charmante dame qui m'annonce que je devrais percevoir mensuellement 120 euros mais.....que M. Sarkozy a imposé (dans le plus grand silence, avec effet immédiat) un plafond de ressources que je dépasse (de très peu) et je ne toucherai donc que 23 € soit 5 € de plus que 5 ans auparavant. Résultat : j'y ai perdu de l'argent. Partant du principe que cet argent me revient de droit, je ne renoncerai jamais à faire valoir mes droits, même si c'est un parcours du combattant fait volontairement pour décourager bon nombre de personnes et que je suis obligée d'affronter bon nombre interlocuteurs bornés et incompétents. Personnellement depuis 1989, j'ai constitué les dossiers COTOREP devenus MDPH pour mes parents et mes deux fils, avec renouvellement tous les cinq ans. Sans parler de toutes les démarches que j'ai entreprises pour les quatre, qui étaient devenus invalides à 100% et que je devais financer, seule (car famille monoparentale sans père donc mère célibataire), tous les frais d'aménagement, d'équipement, d'aides, de garde-malade (je devais travailler !!!!), de frais d'obsèques, de démarches avec les hôpitaux suites aux décès de mes fils dont ils étaient responsables. Impossible de récupérer les dossiers médicaux malgré la loi Kouchner. Après la CADA, cela s'est terminé au tribunal administratif qui les a déboutés. Beaucoup d'épreuves, d'énergie et de courage. Côté Pôle emploi, mon fils aîné, devenu invalide et travailleur handicapé n'a jamais pu retrouver un emploi. Pôle emploi a refusé de lui financer la FIMO (concernant les permis CACES et poids lourds auxquels il avait été reçu brillamment et qu'il avait financés lui-même, sans aide. Tous les mois, il devait se rendre mensuellement à un rendez-vous obligatoire (je l'accompagnais) qui durait 5 minutes, le temps de s'entendre dire que l'on ne pouvait rien lui proposer. Pire, quand ils ont appris son ""nouveau statut de handicapé"", ils lui ont tout supprimé (après des mois à me battre, il a enfin récupéré son dû). Il n'avait pas droit au RSA. Il ne percevait que son AAH, n'avait pas droit à la CMU, ni à d'autres aides, bien que vivant (selon Pôle emploi), en dessous du seuil de pauvreté. Résultat : 3 ans avant son décès, à 33 ans, je l'ai pris chez moi. Il est vrai qu'il s'appelait Emmanuel et pas Mohammed !!!!!! A son décès, Pôle emploi m'a pourri la vie. Je leur avais donné tous les documents et j'ai été convoquée 7 fois car décédé un 5 novembre, il fallait me verser 69 euros, moyennant une attestation sur l'honneur comme quoi il n'avait pas travaillé et n'avait rien touché de la SS !!!!!). Lamentable. Je peux vous dire que cela a chauffé et après j'ai eu la paix. Enfin !!!!!!
Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
Oui
Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?
Oui
Si oui, à quelle occasion en avez-vous fait usage ?
Je ne sais pas si cela s'appelle le droit à l'erreur. Mais une année, suite à la déduction fiscale pour travaux d'isolation, je me suis trompée dans l'estimation de mes impôts sur le revenu, et ai modifié maladroitement mes prélèvements mensuels. Quand je m'en suis rendu compte, je suis tombée sur un nouvel agent (ce que j'ignorais) qui m'a dit que je ne pouvais pas faire de modifications en cours d'année. Finalement, en septembre, une personne charmante (il y en a....) a pris contact avec moi et nous avons trouvé, ensemble, un arrangement
Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?
Constituer un dossier de surendettement, remplir un dossier MDPH.......Relations conflictuelles avec Pôle Emploi qui ne se mettent pas à la portée des gens, surtout quand on vient de perdre son fils de 36 ans, travailleur handicapé et invalide à 80% suite à une maladie génétique développée tardivement
Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?
Oui
Si oui, comment ?
Leur donner plus d'autonomie pour qu'ils se déplacent et voient dans quelles conditions vivent les administrés, malades... Constater que les documents fournis sont bien remplis et voir, sur le terrain, la vraie vie !!!!! C'est le jour et la nuit. Effectuer des contrôles pour les fraudeurs. Trop de salariés sont planqués dans les bureaux parisiens et n'ont aucune tâche à effectuer, malgré une confortable rémunération (et oui ! les reportages et émissions TV regorgent d'informations !!!!). Valable aussi pour les élus et les politiques.
Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?
Oui
Si oui, comment ?
Il n'y a pas que l'administration à revoir et à réformer ! Il faudrait supprimer l'ENA (lu à l'envers, cela donne ANE), Sciences Politiques... Malgré la qualité des gens qui les intègrent, ils en sortent avec une vision erronée de la vraie vie ! Supprimer l'avancement à l'ancienneté pour le remplacer par l'avancement au mérite. Avoir des responsables hiérarchiques ""RESPONSABLES"". Les hôpitaux avec leurs coupes budgétaires et des conditions de travail de personnel dont les malades subissent les conséquences ou meurent. Les urgences saturées (délai d'attente : 4 heures avant d'être pris en charge). Les maladies nosocomiales qui progressent encore. Les refus de communiquer le dossier médical malgré la loi Kouchner. La Sécurité sociale, la CAF qui perdent les dossiers et vous les réclament à nouveau (car ce n'est jamais de leur faute) Les conseillers de Pôle Emploi n'aident pas les chômeurs à trouver du travail (même en traversant la rue, sur le trottoir d'en face !). Ce devrait être leur priorité, d'autant plus que quantité d'entreprises peinent à recruter. Des milliers d'offres ne sont pas pourvues. Recevoir chaque mois les chômeurs 5 minutes dans un bureau pour s'entendre dire qu'ils n'ont rien à vous proposer !!!!!! Un audit et une réorganisation complète sont indispensables pour que cette administration soit crédible et efficace. Les administrations sont trop centralisées. Le développement du numérique est très bien pour les personnes familiarisées à ces outils. Mais qu'en est-il de la population qui se sent perdue et fragilisée par ces évolutions. Une relation humaine de proximité est indispensable pour les plus fragiles (aides dans les mairies, par exemple). Il fait déconcentrer les services publics afin de les répartir sur le territoire et les rendre plus accessibles
Comment l'Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?
Il n'est pas aisé de demander à des personnes formatées (issues de grandes écoles, de grandes banques....), vivant à l'ombre des grands corps d'état, de prendre conscience des difficultés rencontrées par des paysans, des PME, des cadres moyens, salariés et ouvriers de la province. La France n'est pas géographiquement un grand pays mais il y a un monde de différences entre un cadre supérieur des grandes villes et un cadre moyen, voire un paysan de la petite province. Il serait judicieux qu'à la sortie de toutes ces écoles (grandes et moins grandes) des stages obligatoires d'un an minimum soient imposés à ces jeunes diplômés. Cela leur permettrait de baigner dans ""la vraie vie"" et cela contribuerait à améliorer la compréhension, le respect entre ces deux mondes, diamétralement opposés.... Depuis longtemps (voir trop longtemps), le pouvoir est beaucoup trop étagé et coûte une fortune : président de la république (en cours et anciens présidents), gouvernement, assemblée nationale, sénat, conseil constitutionnel, assemblées régionales, conseils départementaux. Faire des économies devient urgent Les services publics pour les particuliers
Si vous avez été amené à chercher une formation, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Mon fils aîné, aujourd'hui décédé, avait passé brillamment ses permis CACES et poids lourds (à ses frais). Au bout de 5 ans, il fallait renouveler la FIMO pour continuer à exercer. Pôle Emploi a refusé de financer ce renouvellement. Il n'a pas pu trouver de travail dans son domaine. Et Pôle Emploi dont le personnel est plus enclun à casser les pieds aux chômeurs plutôt qu'à les aider, ne lui a jamais trouvé de travail. Il est tombé malade et est devenu travailleur handicapé avec une invalidité de 80%. Il ne touchait que l'AAH et pas la CMU (il dépassait le plafond). Selon Pôle Emploi, il vivait en dessous du seuil de pauvreté. Il n'avait pas droit au RSA. On ne lui a rien versé. J'ai dû le prendre chez moi (il avait 34 ans) pour qu'il puisse vivre décemment !!!! Les avis concernant le personnel sont toujours négatifs sur l'accueil, l'offre, la façon dont on traite les demandeurs d'emploi et les accompagnants : humiliation, culpabilisation......Par contre, les chômeurs professionnels qui ont droit à tout, sont intouchables et ne cherchent même plus de travail tellement ils sont assistés et mieux payés à rester chez soi qu'à travailler. Il est vrai que l'on gagne plus à être chômeur et rester chez soi qu'à aller travailler.
Si vous avez été amené à scolariser votre enfant, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai eu un fils, qui a développé, à 12 ans, une leucodystrophie (maladie génétique, incurable neuro-dégénérative, démyélinisante) qui était en 5e. On lui avait donné deux ans de survie. Quand j'ai annoncé au professeur principal (prof d'EPS) sa maladie, d'emblée, elle m'a dit qu'elle n'en voulait plus en piscine. Avec les autres enseignants, ce ne fut pas mieux. Un jour, son cerveau allait bien (il travaillait bien) ; un jour il allait moins bien, il mettait le bazar dans la classe (symptômes de la maladie). Il a eu punitions sur punitions (des lignes.... qu'ils ne pouvaient pas faire vu ses problèmes). Il a été humilié, en permanence. Finalement, je l'ai retiré de l'établissement pour prendre l'école à domicile. Et bien, il m'a été dit que mon fils était mal élevé !!!
Si vous avez été amené à chercher un emploi, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai fait de longues études, passé de nombreux concours pour entrer dans une entreprise où j'ai pu faire une brillante carrière, entreprise où l'on était récompensé au mérite, et avec concours, et pas à l'ancienneté. Je suis d'une génération où, pour faire des études, il fallait travailler. A l'époque, on ne faisait pas la fine bouche !!!!! De nos jours, j'en connais qui sont confrontés à ce genre de situation. Donc un abime entre ceux qui veulent s'en sortir (et bossent sans rechigner) et les assistés qui croulent sous les aides et vivent très correctement sur le dos de la société
Si vous avez été amené à préparer votre retraite, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Un parcours du combattant pour faire valoir mes droits sur les années durant lesquelles j'ai travaillé pour payer mes études : IRCANTEC, ARCCO, caisse de retraite. des rendez-vous à n'en plus finir et fournir x fois le mêmes documents. J'avais 60 ans. On me conseille d'attendre 65 ans car je ne pourrais toucher que 18€ par mois. A 65 ans, je recommence tout, avec les mêmes documents à fournir. Je termine par la caisse qui m'avait conseillé d'attendre 65 ans. Je l'entends dire ""Madame, vu votre situation, vous pouvez prétendre à 120 euros par mois mais M. Sarkozy a fait voter une loi applicable au 1er janvier (sans que l'on n'ait été prévenu !) qui impose un plafond de revenus (tellement bas qu'il n'est pas difficile à l'atteindre) ; et vous le dépassez. Vous ne toucherez donc que 22 euros par mois"". Cela valait-il le coup de me faire attendre 5 ans. J'y ai perdu de l'argent
Si vous avez été amené à demander un remboursement de soins de santé, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Les remboursements de santé : on se moque de nous (et je reste polie). Créations des forfaits et franchises (100€ par an), médicaments non remboursés, remboursements des lunettes ignobles. Maintenant, on parle de supprimer le remboursement de certains médicaments homéopathiques. Pas de prise en charge des médecines parallèles qui ont pourtant fait leurs preuves. J'ai subi la création du CAS devenu OPTAM : compte tenu de ma maladie pour laquelle j'ai été reconnue invalide à 80%, obligation de perdre du poids et obligation de subir une abdominoplastie (avec acceptation de la SS). Je présente le devis de 2500 € à ma mutuelle. Ok pour le remboursement. Opération au mois de janvier suivant. J'apprends, à mes dépens, que je serai remboursée sur base de la sécu (soit 325€ et rien de la mutuelle) car le chirurgien n'a pas signé le CAS (contrat d'accès aux soins). Mon opération a été considérée comme de la chirurgie esthétique !!!!! A l'exception de Mme Veil, tous les ministres de la santé qui se sont succédés, ont été et sont toujours aussi nuls (et certains malhonnêtes). Pourquoi, ne pas prendre en charge les médecines parallèles, même si elle ne rapporte pas un centime aux richissimes laboratoires Il y a une inégalité face à la santé. Pourquoi les étrangers richissimes qui viennent en France pour se faire soigner, ne payent-ils par leurs frais et leurs ardoises. Il y aurait de quoi boucher le trou de la Sécu !!!!!
Si vous avez été amené à faire une demande d'aide pour une situation de handicap, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Satisfaction aucune. Constituer un dossier COTOREP devenu MDPH, un vrai parcours du combattant. Des imprimés en x exemplaires. Les décisions non satisfaisantes quand un enfant a une invalidité de 100% (ne marche plus, ne parle plus, ne voit plus, est alimenté par une sonde de gastrostomie...). Ses droits sont bafoués. Je devais travailler. Pendant 15 ans, j'ai dû prendre une aide médicale durant mon absence. J'étais l'employeur. Cela m'a coûté une fortune ; et encore plus à son décès !!!!! Quand l'enfant est sous tutelle, tous les ans, on établit un dossier des comptes qu'on transmet au Tribunal. Jamais de réponse. Systématiquement, on vous adresse l'imprimé pour l'année suivante, sans commentaire Je dois transformer ma salle de bains pour y installer une douche à l'italienne (à cause de la leucodystrophie pour laquelle je suis invalide à 100%). Je n'ose même pas demander des devis !!!!!!
Si vous avez été amené à rémunérer du personnel, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai rémunéré durant 15 ans une garde malade à domicile pour mon jeune fils. Démarches avec l'URSSAF, établissement des feuilles de paye (j'appelais tous les mois, l'inspection du travail, pour connaître le taux horaire), caisses de retraite, licenciement à son décès : aucun soutien et aucune aide financière. Il faut se débrouiller tout seul et remplir encore et encore de la paperasse. J'ai pourtant fait appel aux politiques de mon secteur (anciens ministres), même aux associations : telethon, Mme Chirac aves ses pièces jaunes, AFM…. Rien, que mes yeux pour pleurer. Même situation avec mon fils aîné, décédé à l'aube de ses 37 ans.
Si vous avez été amené à mettre fin à votre activité, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai dû prendre ma retraite à 48 ans. J'étais agent mutable mais je ne pouvais pas muter car mon jeune fils était invalide à 100% et en fin de vie. J'ai perdu la moitié de mon salaire pour pouvoir me consacrer à 100% et 24h/24 à mes enfants et parents (qui eux aussi, étaient jeunes). Tout en ayant été famille mono-parentale et mère célibataire depuis 1978, je suis devenue ce qu'on appelle maintenant ""aidante"" à temps plus que plein, mais sans aucune aide financière pour compenser ma perte de salaire et avoir un peu de soutien moral !!!!! Maintenant, ces 4 personnes chères à mon coeur sont décédées. Et je dois continuer à galérer car je suis moi-même invalide à 80% pour la même maladie que mes fils (leucodystrophie). Je vis seule !!!!!
Si vous avez été amené à recruter une personne portant un handicap, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
J'ai travaillé, en qualité de cadre, avec des personnes en situation de handicap. Ils sont beaucoup plus assidus et courageux que ceux qui sont en bonne santé
Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Suppression des 35 heures. Paiement des heures supplémentaires. Le public travaille moins que le privé. La recherche devrait être un des piliers du fonctionnement de l'état. De l'argent doit y être massivement investi. Les recherches piétinent malgré la bonne volonté de tous les chercheurs français et étrangers. Les bénévoles (dont je fais partie) se dévouent sur le terrain sans ménager leur temps, ni leur peine. Totale transparence de la vie politique (à tous les niveaux), de toutes les administrations, des grandes entreprises. Stop aux scandales en tout genre, à la corruption, au détournement de fonds. Désencombrer les prisons. Trop de laxisme en France. Castration automatique pour TOUS les violeurs, pédophiles, tueurs d'enfants. Travaux d'intérêt général systématiques pour casseurs et autres délits de même nature. Pas besoin de pondre des lois pour les mettre au chaud (nourris, logés, blanchis aux frais du contribuable). Prison, par contre, pour les protégés de l'état, les politiques (Benalla, Fabius avec le sang contaminé, Tapie avec le crédit lyonnais pour lequel nous avons dû payer, Balkany, Cahuzac, Thévenoud, patrons des grands laboratoires.....). Stop aux corruptions, au favoritisme. Les élus se doivent de montrer l'exemple. En matière fiscale, ce n'est pas du tout le cas. Les élus bénéficient de privilèges indécents. Les élus ne devraient plus percevoir leur rémunération de fonctionnaire ou de l'employeur pour lequel ils ont travaillé avant leur élection. Un élu qui exerce un mandat en plus de son métier devrait ajouter son revenu d'élu à son revenu professionnel pour le calcul de son impôt sur le revenu. Pour un élu ""de métier"", il devrait totaliser tous ses revenus des différents mandats européens, nationaux, régionaux et locaux en une seule déclaration pour le calcul de son impôt sur le revenu. S'il bénéficie de frais de secrétariat, comme les députés et sénateurs (IRFM), ces frais devraient être pris en compte comme revenus, sauf s'il emploie, preuve à l'appui, des collaborateurs pour son secrétariat. Dans ce cas, il est employeur et doit remplir la déclaration correspondante et payer tous les frais et taxes comme un artisan le fait pour un compagnon et le simple employeur lambda. Pour la part de l'IRFM correspondant à des frais réels, ils ne devraient être versés qu'en présence des factures réellement acquittées dans le cadre du mandat. Une saine gestion des deniers publics impose un contrôle de gestion comme cela se fait dans toutes les entreprises du secteur privé et chez les élus des pays de l'Union Européenne.
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