Intégralité de la contribution intitulée "améliorer les services publics"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Organisation de l'état et des services publics le 12 février 2019 à Crimolois .

Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
• Référendum : non. Les questions posées lors d’un référendum sont toujours trop simplistes, et les réponses se limitent généralement à « oui » ou « non ». Notre démocratie parlementaire fonctionne mal en partie parce que les députés, élus pour la même durée que le Président et en même temps que lui, lui « doivent » tout et se comportent comme des « béni-oui-oui ». C’est particulièrement le cas avec LREM, les députés de ce parti n’ayant pour beaucoup aucune expérience politique et surtout aucune assise locale. Il convient donc de séparer ces 2 élections, et l’occasion en serait définitivement offerte dès ce printemps avec une dissolution à l’initiative du Président. Des législatives pourraient alors être organisées en 2019, éventuellement (si une telle modification peut être obtenue dans les 3 mois) avec une dose de proportionnelle de 30 à 40%. Si cela nécessite une modification de la Constitution, la proportionnelle pourrait n’être mise en œuvre que dans 5 ans…mais la dissolution dès maintenant resterait d’actualité ! • Médecins : lutter contre les déserts médicaux. Puisque leur salaire fait en réalité l’objet d’un remboursement par les prélèvements sociaux, ils peuvent être un peu considérés comme des fonctionnaires. D’autant plus que leurs longues études ont été financées par les contribuables. Donc obligation d’installation en sortie d’études, selon les modalités suivantes : chaque année, on recenserait les postes disponibles, tant pour les généralistes que pour les spécialistes, tant en médecine de ville qu’en milieu hospitalier ; ces postes seraient offerts aux médecins terminant leurs études, avec choix possible pour chacun selon le classement de sortie ; ils seraient tenus de rester dans ce premier poste pour au moins 3 ans. J’ai entendu la contre-argumentation du Président en Normandie, mais il ne m’a absolument pas convaincu : quand on a fait 8 à 10 ans d’études pour embrasser une profession, on n’y renonce pas pour 3 années de sa vie à passer dans un lieu on choisi (j’ai été militaire pendant 33 ans, j’en ai connu des lieux non choisis !) ; enfin, si d’aucuns y renonçaient néanmoins, par exemple en s’orientant vers une autre filière en début d’étude, tant mieux : c’est qu’ils n’avaient pas la vocation et auraient fait de piètres médecins !!! • Policiers : il me semble inconcevable de payer des heures supplémentaires. Pour avoir travaillé 35 ans dans diverses administrations, je n’ai jamais vu quiconque demander le paiement d’heures sup. En revanche, des repos compensateurs doivent être accordés, à la diligence du commandement, et tout état de fatigue individuelle doit être pris en compte par une mise à l’écart temporaire sans conséquence financière. On ne me fera pas croire que, compte tenu de leur nombre, de tels repos compensateurs sont impossibles (certes pas forcément au moment où le souhaitent les fonctionnaires ; mais un repos compensateur n’est pas une permission à une date et pour une période choisie par l’agent) ; du reste, les gendarmes (certes militaires et donc soumis à un statut un peu différent), largement aussi sollicités et disponibles que les policiers, ne parlent pas d’heures supplémentaires !


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