Intégralité de la contribution intitulée "Contribution du bureau de la Commission permanente du Conseil national des universités (CP-CNU)"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Fiscalité et dépenses publiques le 14 mars 2019 à Bussy-Saint-Martin .

Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Le budget consacré par l’État à l’enseignement supérieur et à la recherche est globalement insuffisant. Il serait passé sous les 2,2% du PIB et n’est pas au niveau de celui des pays comparables aux nôtres tels que les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Japon. Atteindre l’objectif des 3% nécessite un investissement d’un milliard d’euros par an pendant dix ans. Cette disparité concerne le budget consacré à la recherche et au développement, comme le budget consacré aux étudiants du supérieur (quand la France consacre 11 000€ par an pour un étudiant en moyenne, les États-Unis en consacrent 28 000€…). De plus, la statistique globale est biaisée par l’existence en France de multiples systèmes d’enseignement supérieur, le budget consacré à certains étudiants de licence étant fréquemment de moins de 3000€/an. La CP-CNU rappelle qu’elle s'oppose à toute augmentation significative des droits d'inscriptions des étudiants. Sans entrer dans un débat financier technique, il apparait aussi que les niveaux de rémunération, notamment à l’entrée dans l’ESR, sont particulièrement bas compte tenu du niveau de formation et de l’âge d’entrée dans le métier (1775€/mois pour une formation à bac +8). Le crédit impôt recherche (~6,2 Md€) semble avoir souvent été détourné de son objectif initial et en tout cas n’a pas apporté le dynamisme annoncé au niveau de la recherche… Il a même parfois conduit à des attitudes déontologiquement répréhensibles.


Lire une autre au hasard
Retour aux Thèmes