Intégralité de la contribution intitulée "Economies à réaliser"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Fiscalité et dépenses publiques le 4 mars 2019 à Les Loges-Saulces .

Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Reculer l'âge de la retraite, Augmenter le temps de travail, Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales

Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
1-les taux de rémunération des dépôts d’argent : Les gouvernements successifs ont augmenté la pression fiscale sans discontinuer depuis des décennies. Certains services de l’Etat ont trouvé judicieux de taxer lourdement les communications téléphoniques des administrés. La poste, les assurances, les autoroutes, les banques, EDF, Le gaz, etc. augmentent leurs tarifs et, souvent, au-delà du taux d’inflation, dès qu’ils estiment, sans que cela soit vérifiable par leur clients, que cela devient nécessaire pour leurs bilans. Les français déposent de l’argent sur leurs livrets (A, LDD, LEP) et, l’Etat leur impose un taux de rémunération 3 fois inférieur au taux d’inflation reconnu par l’INSEE. Cette énorme masse d’argent de plus de 400 milliards d’euros, est prêtée, entre autre, aux organismes sociaux de l’habitat, HLM etc., à des taux très bas mais amplement supérieurs à ceux appliqués sur les sommes déposées. La différence est récupérée par l’Etat. La justice sociale, puisque c’est de cela dont il est question, impose que ces taux de livrets soient automatiquement portés au niveau de celui de l’inflation, minoré par le taux des taxes qui auraient été appliquées si ces livrets subissaient une pression fiscale. Les taux appliqués sur les livrets bancaires fiscalisés doit suivre le même chemin. L’Etat devrait se faire un devoir de développer des dispositifs d’épargne complémentaires et non imposables, aux livrets A, LDD et LEP ou, augmenter, sensiblement, le plafond de chacun de ces livrets. 4-Les commissions : L’Etat français a créé depuis des décennies, un nombre important de commissions dont les missions sont de proposer ou de donner un avis sur ce qu’il envisage. Elles n’ont donc qu’un rôle consultatif. Un très grand nombre existe encore alors qu’elles ne sont plus sollicitées ou qu’elles non plus données un quelconque avis mais, les membres en sont, malgré tout, scandaleusement rétribués. L’intégralité de ces commissions doit disparaitre. Leur création doit être validée et leur existence surveillée par une structure, au sein du palais de l’Elysée. Son travail doit faire l’objet d’une déclaration annuelle comportant le nom de chaque commission, son rôle, le montant total des rémunérations, la liste nominative des membres, le montant attribué à chacun et, la quantité des avis émis. 6-Le Ministère des finances : Au sein de ce ministère, de trop nombreux et énormes abus de rémunérations et de primes sont constatés depuis des décennies sans que quelqu’un ait pu remédier à ces dysfonctionnements pourtant également dénoncés par la Cour des comptes. C’est un vrai scandale de devoir constater encore que des hauts fonctionnaires aient l’audace de s’auto-accorder des avantages indus, non fiscalisés et non contrôlés. 8- Les abonnements : L’électricité, le gaz sont des prestations accompagnées d’un abonnement et non d’une seule rétribution, en fonction de la consommation. De ce fait, si l’on prend l’exemple de l’électricité, l’usager paie le même montant, pour une puissance déterminée, quel que soit le nombre de KW/h consommé. S’il ne consomme rien ou très peu (résidence principale occupée par une seul personne ou secondaire non utilisée, par exemple) on lui facture le montant de l’abonnement ce qui génère un coût démesuré pour une consommation nulle ou très faible. Les entreprises concernées n’ont plus à bénéficier de cet avantage de nos jours, 74 ans après la seconde guerre mondiale. Il parait de bonne justice de supprimer ces abonnements en modifiant très légèrement le prix de base du KW/h, de 1centime d’euros. De la même façon, le coût de l’électricité doit être modulé en fonction de l’usage qui en est fait. Une pompe à chaleur n’a pas la même incidence écologique que des radiateurs électriques ou une chaudière fuel.


Lire une autre au hasard
Retour aux Thèmes