Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?
En faire un thème majeur d'instruction civique dans les écoles et les lycées.
Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?
Faire un vrai travail de remise en cause de la dépense publique: passer toutes les dépenses au crible pour ne garder que celles qui relèvent de la solidarité nationale. Pour les autres, laisser le privé jouer son rôle.
Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?
L'ISF et l'IFI, à supprimer et remplacer par une contribution spécifique servant uniquement au service de la dette publique (voir ci-dessous).
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Reculer l'âge de la retraite, Augmenter le temps de travail, Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales
S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?
concentrer sur ce qui relève de la solidarité nationale et faire financer le reste par le privé.
Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?
N.A
Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?
Pour la réduction de la dette publique.
Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
S’attaquer au problème de la dette des administrations publiques, pour laisser une situation assainie aux générations futures : Cette dette d’après le Cour des Comptes se chiffre à environ 2 260 Milliards ; elle représente environ 98,5% du PIB, un des pourcentages les plus élevés de la zone Euro. Rapportée aux 38 millions de foyers fiscaux, cette dette représente 60 000 € par foyer fiscal. Il ne s’agit pas de la rembourser en totalité, mais de la ramener à terme à un niveau comparable à celui des pays européens plus vertueux dans ce domaine (70% du PIB ?). Cela implique un effort collectif sur longue durée (20 ans par exemple) pour éviter de laisser aux générations futures une situation ingérable. Il est essentiel que tout le monde contribue à l’effort puisque tout le monde bénéficie des services publics de l’Etat. Proposition d’action à deux niveaux : 1) Supprimer l’ISF et L’IFI et les remplacer par une contribution de service de la dette (CSD ?) dont les recettes seraient sanctuarisées et affectées en totalité au remboursement de la dette publique tant que cette dernière n’aura pas été ramenée au niveau souhaité. Cette contribution serait payée par tous les ménages ayant un patrimoine, quel qu’en soit la composition ou le montant (compte en banque, maison, terrain, outil de production, œuvres d’art, titres de sociétés cotées ou non, produits d’épargne ou de placements etc..). Y compris les ménages qui ne paient pas aujourd’hui l’impôt sur le revenu. Cette contribution serait aussi payée par les non-résidents ayant un patrimoine en France. L’assiette de cette contribution serait la valeur du patrimoine du ménage net d’emprunt, sans dérogation de montant (taxation au 1er Euro) ou d’objet (toutes les anciennes dérogations telles que œuvres d’art, outil de production ou autres, seraient supprimées). L’INSEE évalue le patrimoine des français à un peu plus de 11 000 milliards d’€ (net d’emprunt). Un taux unique de 0,10 % (un pour mille) rapporterait 11 Milliards d’€, soit 2 fois ce qu’a rapporté l’ISF « ancienne formule » en 2017. A partir de là on peut imaginer de moduler ce taux (0,1% jusqu’à 1 Million de patrimoine, 0,2% de 1 à 3 millions de patrimoine etc.) mais le principe de base reste le même : tout le monde contribue à la réduction de cette dette, puisque tout le monde bénéficie des services de l’Etat. 2) Pour ne pas retomber dans les erreurs du passé, il faudra absolument éviter de « remplir la baignoire » et s’interdire dorénavant tout déficit au niveau du budget de l’Etat (tout compris, Etat, Sécurité Sociale, collectivités etc.) tant qu’on n’est pas revenus au niveau souhaité de la dette publique. Il faudra mettre en place des mécanismes rigoureux permettant tout au long de l’année budgétaire - de s’assurer qu’on contrôle les trajectoires, qu’on respecte la discipline, - et de prendre le cas échéant les mesures nécessaires pour terminer l’année à l’équilibre. Conclusion : C’est un effort considérable demandé à notre génération : cela ne se fera pas sans un gros travail d’information préalable et d’explications sereines, pour emporter l’adhésion du plus grand nombre.
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