Intégralité de la contribution intitulée "Réduire drastiquement la dépense publique et la pression fiscale"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Fiscalité et dépenses publiques le 19 février 2019 à Conie-Molitard .

Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?
Commencer par faire payer tout le monde, cela incitera les gens à se renseigner. Publier des évaluations comparatives (par rapport à nos voisins) de l'efficacité des services publics.

Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?
La réduire drastiquement, la simplifier pour la rendre intelligible à tous (y compris en annulant la quasi-totalité des ""niches""), cesser le harcèlement du contribuable (ex. : la notion d'abus de droit pour les opérations à but ""principalement fiscal"" qui donne à l'administration un pouvoir exorbitant et renverse la charge de la preuve), pratiquer des taux bas et généralisés à tous. Tenir compte de l'inflation dans le calcul des plus-values car il n'est pas juste que l'Etat s'enrichisse par l'inflation sur le dos des contribuables. Annuler les exceptions fiscales accordées aux impatriés qui contredisent le principe d'égalité devant l'impôt. Il faut enfin cesser de modifier constamment les règles; les contribuables doivent savoir quel régime s'appliquera durablement à leur situation.

Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?
Les droits de succession, totalement démoralisants et qui portent sur des sommes déjà (lourdement) taxées. Supprimer l'IFI, un impôt anti-économique. Baisser les tranches supérieures des impôts sur le revenu qui, cumulés (CSG etc..), peuvent se monter à 65% environ. Ramener l'impôt sur les sociétés à la moyenne OCDE.

Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Reculer l'âge de la retraite, Augmenter le temps de travail, Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales

Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous… [Autres]
Simplifier le système en vue, en particulier, d'éviter les cumuls d'allocations excessifs. Contrôle systématique des bénéficiaires d'allocations. Inclure les allocations sociales dans la base fiscale en contrepartie d'une baisse des taux. Faire en sorte enfin avec vigueur qu'il soit préférable d'accepter un ""petit boulot"" plutôt que de vivre de subventions.

S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?
Toutes sauf les allocations familiales qui contribuent à maintenir un taux de natalité suffisant, qui est une des forces (déclinante…) de notre pays.. Il faut au contraire supprimer le plafonnement qu quotient familial.

Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?
Mieux protéger les veuves, y compris celles qui se sont consacrées à leur famille leur vie durant et touchent des retraites de réversion extrêmement faibles. Favoriser la famille (par exemple en revenant sur le plafonnement du quotient familial). Faire en sorte que toute personne qui paie ses impôts ait droit à la Sécurité Sociale (c'est loin d'être toujours le cas).

Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?
Aucun. La pression fiscale a déjà largement dépassé le seuil de tolérance (pour ceux qui paient…).

Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
La France est ""accro"" à la dépense publique et aux impôts. C'est tout un système qu'il faut changer pour redonner à tous le goût du travail et le sens de la responsabilité personnelle. Il faut cesser de matraquer les ""riches"" sans lesquels l'économie ne peut se développer avec dynamisme. Si des mesures drastiques ne sont pas prises pour réduire la dépense publique et la pression fiscale, les électeurs concluront que les gouvernants du centre (LREM et de droite comme de gauche) sont incapables de tenir leurs engagements et de réformer le pays; ils se tourneront vers les extrêmes. L'administration fiscale a une préférence naturelle pour la complexité, qui justifie son existence, et nourrit une agressivité envers le contribuable qui est largement politiquement motivée; il faut réduire drastiquement le nombre des agents du fisc et leur inculquer le respect du contribuable.


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