Quelles sont toutes les choses qui pourraient être faites pour améliorer l'information des citoyens sur l'utilisation des impôts ?
Un reporting analytique systématique, accessible sur impots.gouv.fr et en open data, propagé sur les réseaux sociaux et via les media traditionnels, et dont une synthèse papier serait envoyée avec l'avis d'imposition de l'année n+1
Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ?
Il y a à mon avis quatre pistes à explorer : 1. Celle de la convergence IRPP/CSG en un seul impôt progressif à l’assiette élargie. Voir pour plus de détails les propositions de Thomas Piketty (en partie reprises dans le programme de François Hollande en 2012). Ces propositions, elles aussi, prônaient une révolution… fiscale. http://www.revolution-fiscale.fr/ 2. Celle, plus symbolique, de l’ISF. La réforme de 2017 a supprimé l’ISF sur le patrimoine mobilier, sans contrepartie tangible en matière d’investissements dans les TPE/PME, contrairement à l’argumentation de l’époque. Ce fut une erreur, voire une faute. Pourtant, il n’est pas envisageable de revenir à l’ISF ancienne version, pour des raisons politiques et symboliques. Le Président et le gouvernement ne peuvent se déjuger, et tous les conservateurs vont à nouveau pousser des cris d’orfraies si l’ISF ancienne mouture fait son retour. Il convient donc d’imaginer une disposition nouvelle constituant une sortie par le haut pour toutes les parties prenantes. Cet « ISF 2.0 » pourrait prendre la forme d’une contribution de solidarité des plus aisés, taxant les flux plutôt que les patrimoines, protégeant intelligemment l’outil de travail et les TPE/PME/ETI familiales. Par exemple : une TVA majorée sur les objets de luxe, une TVA sociale, une CSG « verte » ou « de solidarité » sur les revenus financiers au-delà d’un plancher donné « petit épargnant », un malus et/ou une TVS écologiques majorés sur les grosses cylindrées, une taxe carbone aux frontières de l’UE etc. 3. Rationaliser voire supprimer les niches fiscales. Rester sourd aux lobbys et voire avec eux quelles modalités alternatives de financement peuvent être envisagées au cas pas cas. 4. Se battre pour une convergence fiscale et sociale au sein de la zone euro; élaborer une trajectoire fixant progressivement des seuils mini et maxi type ""serpent monétaire"" d'avant l'euro
Quels sont selon vous les impôts qu'il faut baisser en priorité ?
Question tendancieuse et qui trahit la pensée libérale de celui qui l'a posée... Il manque la question symétrique ""Quels sont selon vous les impôts qu'il faut augmenter en priorité ?""
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous...
Revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, Augmenter les impôts
Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous… [Autres]
transférer leur financement du travail vers l'impôt; mieux lutter contre les fraudes fiscales et sociales, le travail au noir
S'il faut selon vous revoir les conditions d'attribution de certaines aides sociales, lesquelles doivent être concernées ?
Grosso modo ce sont les mêmes qui en ont besoin, qui peinent pour se loger, pour vivre. Et donc il conviendrait avant tout de rationaliser, de fusionner les aides en les conditionnant au revenu mais aussi à la localisation géographique.
Quels sont les domaines prioritaires où notre protection sociale doit être renforcée ?
5° risque (grande dépendance)
Pour quelle(s) politique(s) publique(s) ou pour quels domaines d'action publique, seriez-vous prêts à payer plus d'impôts ?
Tout ce qui concourt à l'investissement ou à la réinsertion active (type Territoires Zéro Chômeurs Longue durée, Préparation Opérationnelle à l'Emploi) vs des aides inconditionnelles sans contrepartie.
Y a-t-il d'autres points sur les impôts et les dépenses sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Pour mieux lutter contre la fraude ou l'optimisation cynique fiscale : - Publier chaque année les montants des CA, profits, impôts payés et dividendes versés par pays. - S'assurer que l'organisation capitalistique et opérationnelle de chaque entreprise ne révèle pas d'activité substantielle (au sens OCDE de 1998) ni de filiales implantées dans des paradis fiscaux (liste OCDE) ou dans certains pays à coût salarial faible pour des raisons autres qu'opérationnelles ou liées à l'intérêt social de l'entreprise. - Dénoncer publiquement (name and shame) les entreprises qui dérogent au paragraphe précédent.
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