Intégralité de la contribution intitulée "EDUQUER LES ENFANTS A LA NUTRITION (de quoi on a réellement besoin pour vivre, apprendre à décrypter la liste des ingrédients et le tableau des informations nutritionnelles) : à l’école (changer le programme et la formation des enseignants), à la cantine,"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Transition écologique le 15 mars 2019 à Tournefeuille .

Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ? [Autres]
La pollution des sols, eaux et air par les produits chimiques + les plastiques

Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
Favoriser le vrac dans tous les magasins (incitation financière) + Inciter les consommateurs à acheter bio/raisonné avec par ex une suppression de la TVA sur les produits bio, bruts non transformés ou des chèques ""bio/local"" pour les familles les plus en difficultés (à l'instar des chèques Energie). SENSIBILISER les enfants dans les écoles, dès le plus jeune âge => Modification du programme. Un cours d'écologie serait nécessaire, de la maternelle au Lycée. FAVORISER LE TELE-TRAVAIL à chaque fois que cela est possible (par des allègements de charge ?). Inciter les entreprises à réduire leurs parkings et communiquer sur les transports publics (avec remboursement) ou mettre en place des navettes aux heures de pointe sur les grands sites industriels.

Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
Oui

Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
Températures plus élevées que les décennies précédentes. Je suis obligée de protéger mon potager avec des voilages en Juin depuis 2 ans sinon dessèchement total.

À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
Oui

Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Je prends mon vélo à chaque fois que cela est possible. J'achète le plus possible bio ou raisonné LOCAL, en direct (marché) ou dans un magasin de producteurs locaux. J'interviens bénévolement dans les écoles élémentaires (j'ai une formation d'ingénieur chimiste, et je me suis formée à l'alimentation santé et aux perturbateurs endocriniens présents dans les emballages plastiques) pour sensibiliser les enfants à manger plus simplement, plus brut, à refaire la cuisine, reprendre la main, et aussi à identifier et éviter les perturbateurs endocriniens. Résultat : consommation brute, en vrac, local et avec beaucoup moins de déchets :-) Et l'information remonte dans les familles.

Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
Je le fais déjà. Ce qui pourrait motiver les gens => leur montrer que c'est possible en le faisant soi-même ! Mettre en place des parrainages entre ceux qui le font déjà et ceux qui aimeraient mais pensent que ce n'est pas possible. Leur dire qu'il faut commencer petit : 1 jour par semaine sans voiture par ex, puis 2... Les défis que se lancent les jeunes sur de nombreuses plateforme Internet en sont la preuve ! C'est le passage à l'acte qui est difficile, pas le fait de ""FAIRE"", car quand on est dans l'action, on a déjà franchi le pas, on n'y pense plus et on va de l'avant. Peut-être qu'il faudrait trouver un juste milieu entre la ""bâton"" (taxes, impôts) et la ""carotte"" (incitations financières, baisse de taxe, impôts)...

Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?
Cf. réponses précédentes. Réduction/suppression de la TVA sur les produits bio/locaux bruts non-transformés. Incitations financières (avec remboursement de tout ou partie après achat par ex.) d'un vélo ? ;-) FAVORISER LE TELE-TRAVAIL à chaque fois que cela est possible (par des allègements de charge ?).

Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
Oui

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?
Aides financières (encore plus incitatives qu'aujourd'hui). L'orientation des bâtiments dès leur construction (et un chauffage systématique par le sol) seraient des éléments qui réduiraient considérablement la consommation à postériori... je ne comprends pas que l'orientation soit encore ""aléatoire"" pour la majorité des nouvelles constructions !

Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
Oui

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?
Je le fais déjà. Pas besoin de me convaincre. En plus c'est meilleur pour la santé ! Et c'est plus convivial (on rencontre des gens, on discute). Beaucoup moins stressant que de prendra sa voiture !

Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?
Les transports en commun, Le vélo, Le covoiturage

Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?
Moi (vélo). La collectivité (plan, horaires, témoignages...). Le département (pour la création des lignes de bus). L'état (aides financières ? plan de communication de l'environnement et la santé...)

Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
Les mettre en œuvre ! Et le plus possible. Pour montrer l'exemple. C'est en faisant les choses qu'on prouve qu'elles sont réalisables !

Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
OUI : Pour moi, tout est lié : consommer moins mais mieux (voire plus cher), local si possible, sans emballage si possible. Les ""déchets"" ne sont pas assez valorisés en France : il est anormal que les billes de plastiques issues du pétrole soient encore moins chères que les plastiques recyclables => ceci devrait être encouragé financièrement sinon comment voulez-vous que des entreprises de lancent dans ce business ! Idem pour le contenu et le poids des poubelles des citoyens. L'interdiction de certains emballages contenant du Bisphénol-A n'a pas été assortie d'une grande communication sur ceux que les gens possèdent déjà chez eux (et qu'ils continuent à utiliser !) : ces contenants auraient dû faire l'objet d'une vaste collecte... La prévention devrait également être au programme scolaire, au même titre que l'alimentation. Le consommateur (enfants, ados, parents...) a le droit d'être informé sur la composition exacte de ce qu'il achète... et en connaissance de cause, il choisira peut-être de ne plus acheter certains produits, que les industriels seront donc obligés de modifier, remplacer ou retirer. Il faut arrêter de penser que les gens ne sont pas capables de penser par eux-même et de trouver les solutions : il suffit juste de leur donner des infos claires, et justes pour qu'ils fassent les bons choix. C'est par méconnaissance de cause que les gens continuent à avoir des comportements anti-écologistes, par par flemme ou déni ! Je peux témoigner des retours plus que positifs (et très inventifs) que j'ai en classe élémentaire lors de mes interventions. Nous faisons tous partie de la solution. Bien sûr, je pense aussi que des lois ou taxe seraient également indispensables pour inciter les gens à changer (et certains produits ou pratiques à disparaître), comme la taxation du fioul utilisé par les porte-conteneurs ou les avions, ou l'interdiction de fabriquer/vendre tous les plastiques contenant des perturbateurs endocriniens. La fabrication des alternatives génèrera des emplois, alors il faut arrêter de céder à la pression uniquement économique des lobbies. En terme d'alimentation, voici une liste de points résultants d'un grand débat sur ma commune : Idées/propositions (pour améliorer la santé humaine et réduire l’impact sur l’environnement) - Réorienter la PAC vers une agriculture bio/raisonnée, + durable, + responsable (et tenant compte des variétés locales qui consomment moins d’eau, résistent mieux au climat et aux ravageurs, etc), et qui favorise les circuits courts locaux. - Inciter les agriculteurs à aller vers une agriculture raisonnée utilisant moins d’intrants chimiques et d’énergies fossiles (films, conférences, associations). - Augmenter les aides à la création ou conversion en bio, même sur de toutes petites surfaces inférieures à l’hectare (trouver un équilibre entre l’interdiction des pesticides et l’incitation financière à passer en raisonné et/ou bio, pour que les agriculteurs transforment petit à petit leur pratiques, par + d’information et d’accompagnement, et un système de parrainage par des agriculteurs ayant déjà franchi le pas ?) - Favoriser l’agriculture périurbaine (préemption de terres par les communes ou métropoles autour des villes pour y installer des agriculteurs locaux et ainsi augmenter l’autonomie alimentaire locale) - Cultiver tous les espaces possibles : jardins partagés, familiaux, écoles, toitures… - Réflexion sur les « bio-carburants » issus de terres arables… lesquelles devraient avant tout être utilisées pour produire de la nourriture destinée aux hommes. Les carburants peuvent en effet être créés à partir de sous-produits ou « déchets » (méthanisation par ex.) Côté consommateur, nous devons changer d’alimentation (moins de viande, moins de produits industriels, moins de produits emballés dans du plastique, plus de vrac, plus de légumes frais, bruts, de saison, locaux, si possible bio et sans emballage, favoriser tous les circuits courts le plus possible) : Idées/Propositions pour aller vers une alimentation plus simple et plus saine : - Améliorer la traçabilité des produits (qualité/note environnementale, ABCD par ex.), plus de transparence sur leur mode de production (intrants, alimentation des animaux, transport…), pour que le consommateur puisse faire ses choix en connaissance de cause. - Supprimer la TVA sur les produits de base (liste à définir, produits bruts, non transformés, indispensables à un bon équilibre nutritionnel) et taxer les produits ultra-transformés => pour inciter à (re)cuisiner. - Sensibiliser les enfants (et leurs parents, du coup) à la Nutrition (de quoi on a réellement besoin pour vivre, apprendre à décrypter la liste des ingrédients et le tableau des informations nutritionnelles) : à l’école (changer le programme et la formation des enseignants), à la cantine, sur le temps périscolaire ou dans des collectivités (maisons de quartiers), ou via des actions associatives. - Proposer régulièrement des repas sans protéines animales (aussi dans les collectivités), avec explications nutritionnelles et environnementales à l’appui. - Sensibiliser au gaspillage (communication, ateliers cuisine…) et au recyclage des restes… (ex. : pain), pour que les gens « reprennent la main », réapprennent à faire eux-mêmes, ensemble, à partir de produits les plus bruts possibles, et à s’organiser. (https://toogoodtogo.fr/fr) - Remettre en cause (ou faire évoluer) la grande distribution, qui ne permet pas d’acheter en vrac, local et faire soi-même (ou très peu, vu l’offre qu’elle propose). - Lutter contre la malbouffe et la surconsommation par des mesures contraignantes pour les industriels (lois, taxes), et incitatives pour les consommateurs (baisse de la TVA sur les produits bio ?), chèques « bio-local » (à l’instar des chèques Energie), campagnes d’information et sensibilisation sur l’alimentation-santé (prévention). - Communiquer sur les réseaux sociaux (Instagram par ex., très utilisé par les jeunes, via des défis, que chacun peut réaliser, à son niveau*) sur les initiatives individuelles ou collectives, car c’est un moyen de rester motiver ou de passer à l’action. *Exemples : https://onestpret.fr/ ou https://www.cacommenceparmoi.org/. * Autre constat : la récente loi Agriculture & Alimentation (EGalim, promulguée en Novembre), incite à « 50% de produits locaux ou sous signes de qualité (dont bio) » dans la restauration publique, mais se heurte au code des marchés publics ! Certaines communes sont obligées de mettre en place de nouveaux critères comme la possibilité de visiter l’exploitation avec les élèves sur la journée pour pouvoir favoriser le local… => Ne faudrait-il pas modifier ou amender le code des marchés publics dans ce cas particulier ? (pour pouvoir limiter certains appels d’offre à un rayon de 250 km par ex.) => Le fait que la loi Agriculture & Alimentation soit uniquement incitative, sans contreparties ni contrôles est surprenant… ne faudrait-il pas la renforcer/l’amender (cf. ci-dessous) ? => Il est aberrant que les industriels fixent le prix de nombreuses denrées (céréales, lait, etc), car lorsque nous allons au marché, c’est bien le producteur qui fixe ses prix… comment inverser ce système à grande échelle ? (NB. : à notre échelle, il suffit de favoriser les circuits courts)


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