Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ? [Autres]
dérèglement climatique et pollution de l'air
Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
Avoir une véritable stratégie et arrêter de mettre en place des actions ponctuelles sous la pression écologiste du moment.
Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
Non
À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
Oui
Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Isolation de ma maison. Chauffage performant. Tri des déchets. Compostage.
Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?
Arrêter de me taxer.
Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
Non
Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
Non
Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?
Transport en commun
Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?
Les transports en commun, Le vélo
Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?
Les collectivités locales
Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
Avoir une véritable stratégie visible : par exemple taxer les camions étrangers qui traversent la France tous les jours.
Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Je voudrais revenir sur la taxation pour la transition énergétique. Tout d’abord faire le rapprochement entre « fin de mois » et « fin du monde » est totalement indécent : même si la France ne rejetait plus de CO2, les émissions mondiales ne diminueraient que de 1%. Serait-ce ce 1% qui va provoquer la fin du monde ? D’autre part, pour justifier le racket fiscal sur les carburants, le gazole a été présenté comme le produit le plus nocif à éviter absolument, pour le taxer un maximum. Affirmer cela est ignorer un certain nombre de vérités techniques et technologiques incontournables : - A puissance égale le gazole à un meilleur rendement que l’essence (de l’ordre de 25%), il rejette donc moins de CO2 ; - Tant que l’on aura besoin d’essence, l’industrie pétrolière devra produire du gazole, du kérosène, du gaz et des fuels plus ou moins lourds ; - Il faut savoir que les rejets de particules liés au trafic automobile est à 50% dû aux revêtements routiers, à l’usure des pneus et des freins ; - Le gazole est accusé de rejeter plus de particules que l’essence : si ceci était vrai avant l’apparition des filtres à particules, cette vérité est maintenant sujette à caution surtout depuis que les industriels montent sur les moteurs à essence l’injection directe pour améliorer leur rendement. En effet ces moteurs rejettent autant, sinon plus, de particules que les moteurs à gazole, à tel point que les nouvelles normes vont obliger les constructeurs à monter des filtre à particules sur ces moteurs ; - Enfin pour lutter contre la nocivité des carburants, qu’ils soient essence ou gazole, des procédés complémentaires d’affinage existent et sont mis en œuvre en Amérique du Nord qui, d'ailleurs, présente un taux de mortalité dû à la pollution de l’air moindre qu’en Europe. Ces faits devraient amener à une réflexion plus approfondie pour trouver d’autres modes d’action qu’une taxation aveugle du gazole pour financer la transition énergétique. Le gouvernement fait porter le poids de la transition énergétique sur sur les particuliers. Pourquoi ne pas taxer le gazole des camions, le kérosène des avions et les fuels lourds des bateaux qui polluent bien plus que l'ensemble des automobile (y-a-t-il une volonté de rendre les moteurs de ces bateaux plus propres ?). Cette taxation renchérirait un peu le coût du transport ce qui aurait pour conséquence de participer au rééquilibrage de la concurrence avec la Chine et le pays en voie de développement. Bien sûr certaines de ces taxations seront longues à faire admettre, mais il faudrait avoir le courage et la volonté politiques de les mettre en place. D'autre part, vouloir faire croire que la solution du futur pour nos déplacements est la voiture électrique est une véritable escroquerie intellectuelle. Son empreinte écologique est pratiquement aussi forte que celle de la voiture à moteur thermique, surtout si l'électricité est d'origine thermique et elle nous rend dépendant de la Chine pour les batteries. D'ailleurs ne faudrait-il pas d'ores et déjà travailler sur le recyclage des batteries pour compenser notre manque de ressources en ter-rares ? Personnellement je ne crois pas que les deux sources les plus en vogue actuellement, le photovoltaïque et l'éolien (que les USA sont d'ailleurs en train d'abandonner) soient suffisantes pour remplacer le pétrole et le nucléaire, s'il doit être abandonné. Je pense qu'il faut avoir une stratégie de remplacement large avec une approche différenciée selon les utilisations. Par exemple investit-on suffisamment sur la filière hydrogène (piles à combustible) ou la géothermie? Le pétrole sera encore utilisé au moins dans les cinquante ans à venir, surtout si on sait l'économisé et le rendre plus propre. Pour moi la transition énergétique doit se faire en continuant de travailler avec le pétrole : demander aux industriels de rendre les moteurs plus économes et plus propres et aux raffineurs de faire des produits plus élaborés tout en mettant en place une véritable stratégie de transition en aidant les entreprises (PME essentiellement) à travailler sur les nouvelles sources d'énergie. Vouloir accélérer cette transition me parait dangereux pour plusieurs raisons : risque de s'engager dans des impasses (problème de l'éolien), mettre à mal des secteurs de notre industrie (automobile par exemple), prôner trop tôt des solutions que notre industrie ne pourra pas produire (les aides de l'Etat, financées par les français, pour le photovoltaïque ont surtout servit à développer l'industrie chinoise).
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