Intégralité de la contribution intitulée "protéger la biodiversité et le climat"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Transition écologique le 9 mars 2019 à L'Étang-la-Ville .

Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ? [Autres]
Très curieux de vouloir hiérarchiser des urgences qui sont toutes liées !!!

Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
ouvrir toutes les commissions à voix consultatives à toutes les composantes de la Sté civile, selon les mêmes règles de représentation partout. Lutter contre la pollution lumineuse, en supprimant toutes les aides et dispositifs publics soutenant actuellement les éclairages les plus néfastes pour la biodiversité. Créer une brigade spéciale(cynophile) de lutte contre les usages de produits toxiques. Renoncer aux projets d’exploitation aurifère titanesques en Guyane dont les impacts sur l’environnement handicaperont les territoires pour plusieurs dizaines d’années (ex.:projet Nordgold en Guyane, le projet minier de la Montagne d’Or) et dont les retombées financières pour les habitants sont provisoires et dérisoires. Ne pas attribuer de concessions prospections pétrolières dans les eaux de Guyane Rattraper le retard des Outre-Mer en termes d’assainissement et de traitement des déchets, notamment plastiques Renforcer la lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Relancer la protection des zones humides(mangroves, deltas, marais et estuaires)par l’acquisition foncière, avec un objectif chiffré pour le mandat,et exiger des Agences de l’eau un soutien à la restauration massive des grandes zones humides. Restaurer la continuité écologique des fleuves et rivières, permettant ainsi une libre circulation des organismes vivants,en effaçant un maximum d'ouvrages (barrages, écluses, seuils, moulins... Conditionner la mise en œuvre de l’arrêté Bromadiolone dans les départements concernés à la protection stricte des prédateurs naturels (renard, mustélidés,...) et des micromammifères Lutter contre le trafic d’espèces sauvages: interdire le commerce en ligne d’animaux vivants ainsi que l’importation de trophées de chasse d’espèces menacées Professionnaliser et sécuriser financièrement les Centres de sauvegarde des animaux en détresse qui rendent des missions de service public et ne bénéficient d’aucun soutien de la part du secteur public Faire du bien-être animal y compris de la faune sauvage une des grandes lois du quinquennat. Remettre LE PERMIS DE CHASSE A SON NIVEAU INITIAL.

Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
Oui

Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
Effondrement d'un gd nb d'espèces en 20 ans, apparition de nouvelles espèces invasives détruisant les espèces autochtones, imprévision totale des phénomènes climatiques entraînant une inconnue dans la gestion des ressources et l'exploitation agricole.

À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
Oui

Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Depuis 40 ans, tri des déchets. Depuis 6 ans, préservation de l'eau (recueil systématique de l'eau dans l'évier pour démultiplier les usages, recueil eau de pluie pour usages non alimentaires...), compostage, exclusion de l'agro-industrie de mon alimentation, défense acharnée depuis 40 ans de l’agroécologie, en France et dans le Monde.

Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
savoir que l'Etat et les grosses industries font leur part !! Par exemple, taxer ENFIN le kérosène à son juste poids écologique, interdire tout gaspillage et mettre ne place la récupération de papiers dans toutes les administrations, interdire l'allumage des aéroports entre 0 h et 6 h. Interdire le même gaspillage dans les stades.

Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?
réduction fiscale conséquente (et aide pour les plus démunis) pour l'isolation des logements et le changement de chaudière. LUTTER contre l’exploitation des populations dans les mines de coltan et autres métaux rares destinés à nos batteries de téléphones et de belles voitures ""écolo"" !!!

Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
Oui

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?
des sous

Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
Non

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à utiliser ces solutions alternatives ?
Le covoiturage évidemment mais je ne comprends pas comment on peut mélanger dans une même solution, les modes mis en place par les citoyens parce que les régions les ont délaissés, et les transports en commun inexistants qui leur sont pourtant dus !!

Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ? [Autres]
un mix entre les deux qui réside dans l'idée qui suit

Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?
les Départements et les régions, mais seulement si l'Etat veut bien leur donner quelque moyens!! développer le réseau de mini-bus électriques créerait de l'emploi et diminuerait le besoin de voitures pour des trajets répétitifs. Investir massivement dans les transports en commun du quotidien, maintenir les « petites lignes » et les trains de nuit, encourager les déplacements en vélo en créant davantage de pistes cyclables et en rendant obligatoire l’indemnisation des déplacements domicile-travail en vélo. Cesser de fermer les petites lignes de train ou de bus après avoir compliqué la vie des usagers pendant des années pour achever de les dissuader. Voir les abus répétés de la SNCF en matière de lignes secondaires.

Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
renégociation de la Politique agricole commune, pour le développement d'une agriculture plus responsable et durable, afin de soutenir la transition vers l’agroécologie. promotion des infrastructures «vertes» (recréation de haies, bandes enherbées, rotation des cultures, etc...), et en intégrant la réduction drastique des pesticides, l’amélioration du bien-être animal, le tout au service d’une alimentation et un environnement sains et durables pour tous.

Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Ohhh oui !! Biodiversité: que la France applique de manière plus vertueuse les Directives européennes en faveur de la biodiversité et, plus largement, de l’environnement. Soutenir la mise en place des circuits courts, c’est-à-dire la commercialisation des produits agricoles soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire. Mettre fin aux subventions publiques pour les retenues de substitution pour l’agriculture intensive, qui présentent des conséquences majeures sur les milieux et la ressource en eau. Mettre les moyens nécessaires pour protéger réellement les sites Natura 2000: augmenter significativement les moyens financiers nécessaires à leur bonne gestion créera des emplois et donnera enfin aux jeunes l'envie de s'impliquer sur leur territoire, et en n’y implantant pas d’infrastructures industrielles telles que les parcs éoliens et photovoltaïques. Développer un réseau analogue au réseau «Natura 2000»en outre-mer Créer un réseau de forêts en évolution libre(c’est-à-dire non cultivées) couvrant environ 5 % de la surface forestière française comme cela existe en Allemagne. le plan biodiversité du Gouvernement a prévu la création ou l’extension de 20 réserves naturelles nationales, il faudrait enfin donner des consignes aux préfets. Objectif de zéro artificialisation nette (on n’artificialise plus d’espace naturel sans rendre à la nature une surface équivalente) et en stoppant les projets destructeurs. Mettre fin aux pratiques de chasse cruelles et moralement inacceptables, en particulier : la chasse à courre, la vénerie sous terre des renards et blaireaux, les piégeages dits « traditionnels » (la glue etc etc...) et la persécution des animaux considérés comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement appelés « nuisibles ») INSTAURER le dimanche SANS CHASSE pour un meilleur partage de l’espace public: il est inadmissible que passées les banlieues, le territoire national soit confisqué au profit dune minorité dont le danger a par ailleurs été reconnu !! Ce qui empêche toute balade en famille, toute activité de plein air le dimanche, de la quasi-totalité de la population !! L’arrêt de l’élevage et des lâchers d’animaux à seule fin cynégétique. La multiplication des contrôles et le renforcement des sanctions à l’encontre des contrevenants, L’abandon du projet de réouverture des chasses présidentielles, L’interdiction du prosélytisme de la chasse et des armes dans nos écoles. remettre de l'ordre (et y du boulot !!) dans les chambres départementales d'Agriculture: “un relais naturel de l’Etat pour mettre en œuvre sa politique de développement agricole"", et non un relais de certains syndicats agricoles qui cachent les effets réels des pesticides, financent de faux débats et formations dévoyées auprès des candidats agriculteurs... interdire toute relation de près ou de loin entre les chambres d'agricultures et les syndicats. INTERDIRE à Nestlé de continuer à privatiser et marchander nos ressources naturelles. La nature n’est pas le réservoir à bénéfices de Nestlé. Respect du Droit européen, qui impose à la France de veiller à la préservation du bon état quantitatif des masses d’eaux souterraines, et donc à leur renouvellement naturel ; et de La loi sur l’eau de 2006, qui impose de respecter la priorité de l’alimentation en eau potable des populations, inscrite dans le code de l’environnement (L.211-1). De façon générale faire reconquérir par les Etats toutes les ressources vitales périssables et fragiles, et notamment interdire toute privatisation de l'eau. CLIMAT : Si nous voulons nous donner toutes les chances d’arrêter le réchauffement avant qu’il atteigne un point de non-retour, il faut agir très vite, avec le maximum de force, pour isoler tous les bâtiments (publics et privés), développer des énergies renouvelables (la biomasse 4 en particulier) et accélérer le reboisement pour absorber un maximum de CO2 (en Europe comme dans le reste du monde)… Pour éviter que le dérèglement climatique n’atteigne un point de non-retour, il faudrait faire plus que ce que proposait Nicolas Stern en 2006 mais, hélas, on fait 100 fois moins. Pourtant nul ne peut douter de l’effet sur l’emploi qu’aurait une telle politique : dans toutes les régions, dans tous nos bassins d’emplois, il faudrait embaucher des gens et les former pour réaliser ces travaux. En février 2011, une étude allemande montrait qu’une telle politique pourrait créer 6 millions d’emplois au niveau européen. 80 % de l’électricité utilisée dans toute l’Europe pour le chauffage des domiciles et des bureaux est utilisée en France ! Or, utiliser de l’électricité pour produire du chauffage est un non-sens total : le rendement énergétique est très mauvais et, en hiver, au moment où des millions de gens rentrent chez eux et allument leur chauffage électrique (en même temps qu’ils allument la cuisinière et la télévision), il faut allumer toutes les centrales au gaz et au charbon pour fournir l’électricité nécessaire. Le bilan CO2 du chauffage électrique est catastrophique. Comment expliquer que la France soit le seul pays d’Europe où l’on a tellement développé ce type de chauffage ? Pourquoi la France qui dispose du premier massif forestier d’Europe n’a-t-elle pas développé davantage la production de chauffage à partir de la biomasse ? Voici quelques années, à Bruxelles, le Directeur Général de la Commission chargé des questions énergétiques, qui s’amusait d’être parfois considéré comme un indécrottable « nucléairocrate », s’étonnait du peu de moyens investis pour développer les énergies alternatives : ""On a mis des milliards pour développer le nucléaire. Pourquoi ne pas donner autant de moyens aux énergies alternatives ?"" Le développement des énergies renouvelables a déjà permis de créer 350.000 emplois en Allemagne. Pourquoi, sur le solaire ou sur la biomasse, la France ne peut-elle pas investir autant que l’ont fait les Danois ou les Allemands ? D’après un récent rapport les émissions de CO2 des sites les plus polluants du pays ont augmenté de 5 % en 2017 et ces émissions, notamment issues d’entreprises du CAC 40, échappent largement à la fiscalité carbone. Ce rapport précise aussi que, entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 %. Quant aux dividendes versés aux actionnaires, ils ont progressé de 44 % en valeur absolue sur la même période, tandis que les effectifs en France ont baissé de 20 %. Quand va-t-on enfin taxer ces entreprises pour rétablir la justice sociale et climatique ? Encourager la mobilité partagée en généralisant les plans de mobilité des entreprises pour aider les salariés à mutualiser leurs déplacements. redynamiser les centres villes, privilégier la rénovation plutôt que l’étalement urbain, arrêter de créer des centres commerciaux en périphérie et encourager plutôt le commerce de proximité. Rénover un million de logements chaque année au niveau « Bâtiment Basse Consommation » pour améliorer leur isolation ; rendre plus simples et efficaces les aides à la rénovation pour les particuliers. Préserver notre santé en interdisant les pesticides chimiques les plus dangereux, en soutenant plus fortement l’agriculture biologique, en interdisant l’épandage de pesticides près des écoles et des cours d’eau, mais AUSSI des habitations (bande de 150 mn minimum) , en faisant sortir au plus vite l’ensemble du secteur agricole de la dépendance aux pesticides, notamment via l’agroécologie. Pour une réelle et ambitieuse transition vers des systèmes agricoles moins dépendants aux pesticides, il faut : • Rendre obligatoire une visite annuelle des conseillers stratégiques aux agriculteurs, • Intégrer la prescription systématique que rédigerait les conseillers, document qui seul permettrait aux agriculteurs d’acheter des pesticides aux vendeurs; • Assurer une séparation capitalistique totale entre les activités de conseil et de vente de pesticides, • Ajouter une pénalité financière aux vendeurs de pesticides qui ne suivent pas le système des Certificats d’Economie des Produits Phytosanitaires. Accélérer la production d'énergies renouvelables locales (notamment l’énergie éolienne et photovoltaïque) grâce à davantage d’investissements publics, une meilleure planification et plus de concertation avec les habitants ; soutenir les projets territoriaux et encourager l’investissement citoyen dans ces énergies. Protéger les citoyens des effets des changements climatiques en stoppant la destruction des zones et prairies humides qui nous protègent des inondations et des sécheresses, et en recréant au maximum celles détruites. Favoriser les emplois verts et non délocalisables en taxant moins les activités d’entretien et de réparation (du matériel informatique, des téléphones, de l’électroménager…) et en rendant obligatoire le fait que les appareils soient réparables. Les cultures destinées à la production d’agrocarburants restent la 2e cause des accaparements de terres aujourd’hui dans le monde. Ce schéma de production intensive pour l’exportation bénéficie par ailleurs peu aux populations locales, en terme de retombées économiques ou d’emplois, et repose sur des modèles de production fortement émetteurs qui remettent en question les « bénéfices » attendus de cette politique en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport. Il est donc déterminant afin d’assurer la cohérence des politiques et des pratiques françaises, que : • soient exclus des projets ou initiatives que soutient la France tout recours aux OGM et au glyphosate. Dans le cas contraire, la France ne doit pas les soutenir ; • soient révisés les objectifs d’incorporation d’agrocarburants dans les politiques européenne et française, au regard des capa- cités nationales et européennes de production d’agrocarburants, afin, d’une part, de ne pas se substituer aux cultures alimentaires en Europe et, d’autre part, de ne pas avoir recours aux productions des pays du Sud, qui viennent contribuer au phénomène d’accaparements de terres dans ces pays. il est urgent aujourd’hui de s’atteler à une transformation profonde de nos systèmes agricoles et alimentaires. En particulier : • - un soutien politique et <U+FB01>nancier accru à l’agroécologie paysanne et au développement de systèmes agricoles et alimentaires territorialisés est déterminant. • - cette priorité à l’agroécologie paysanne doit aller de pair avec la mise en place des politiques ciblant une réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole. La France doit donc agir sur les deux dimensions de la relation agriculture et climat. Elle doit favoriser une approche holistique basée sur l’agro- écologie paysanne pour à la fois respecter notre environnement, favoriser le stockage de carbone dans les sols et assurer une rémunération juste ainsi que l’autonomie des agriculteurs familiaux, gardiens de notre souveraineté alimentaire. Elle doit également s’engager sur une réelle réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole. Secteur du Logement : Les constructions neuves sont portées et maintenues à 300 000 par an. Elles se font sans augmentation du parc bâti total mais visent à faire disparaître l’utilisation des passoires énergétiques en saison froide. Mise en application immédiate d’une diminution de 2°C de la température moyenne des logements (hors logements spécifiques nécessitant le maintien d’une température plus élevée). En 2025, mise en place d’un couvre-feu thermique, coupure des chauffages non décarbonés entre 22h et 6h pour atteindre une température moyenne de 17°C dans les logements. L’espace utilisé par personne doit être réduit de 20% d’ici 2030 pour passer de 40m² par personne actuellement à 32 m² par personne. Instaurer une taxation progressive pour garantir à tous l’accès au premier kWh et décourager de consommer plus de 3 / 4 kWh d’électricité par jour. L’activité tertiaire se caractérise par une consommation importante d’énergie et donc d’émissions de GES par l’utilisation des bâtiments. Le tertiaire se caractérise néanmoins par une utilisation plus intensive d’électricité spécifique, nécessaire à l’activité fournie, qu’il semble difficile de fortement baisser sauf à supprimer le service en question. Cependant, les horaires de travail, beaucoup plus alignés sur l’activité solaire, rend plus facile l’utilisation d’électricité en provenance de panneaux photovoltaïques. Par ailleurs, de nombreuses zones possèdent une emprise au sol significative (bâtiment + parking) qui permet d’envisager l’installation massive de panneaux photovoltaïques. encourager fortement l’utilisation du solaire PV pour le tertiaire. Obliger les entreprises de plus de 20 salariés à éteindre toutes les lumières, les appareils non-indispensables à la survie de l’entreprise de 22h à 7 h, et le chauffage de 21 h à 6 h. Eteindre surtout les enseignes lumineuses et tous les spots extérieurs de 23 h à 6 h. Eteindre toutes les aérogares de 0 h à 6 h Augmenter rapidement le nombre de bâtiments rénovés chaque année et rendre obligatoires les travaux à très haute performance environnementale. Viser systématiquement la norme BBC rénovation. Passer à 50 000 000 m² rénovés par an en 2025 et maintenir ce rythme. Augmenter le renouvellement des équipements de chauffage pour supprimer l’ensemble des chauffages au fioul d’ici 2026, soit 18% de la surface Interdiction de construction de nouvelles surfaces tertiaires et réappropriation des friches et des espaces vacants, en particulier en centre-ville pour diminuer les besoins de déplacement. Limitation de la température à 19°C dans les espaces où les personnes circulent (commerces, hall d’entrées…) et à 20°C dans les espaces où les personnes sont moins mobiles. Les émissions de GES du secteur de la mobilité : Diminution de 5% par an des km parcourus par les VUL à usage personnel - Interdiction des VUL à usage personnel dans les zones urbaines Doublement de la flotte de bus et cars d’ici 2030 Mise en circulation de 50% de trains en plus d’ici 2030, essentiellement sur de la desserte locale Transports métropolitains en avion: Suppression des lignes internes disposant d’une alternative par la route ou le fer en moins de 4h dès 2022. Interdiction à la mise en circulation de nouveaux engins dès 2020. Transports de marchandise en véhicules lourds le report modal est la solution à privilégier : transport ferré, fluvial et maritime. Ce qui aura certainement des conséquences sur la rapidité du service de transport. Interdiction des poids lourds dans les zones urbaines à partir de 2022 Interdiction de dépassement des poids lourds sur les routes à 2 voies Interdiction des transports de transit en France. Mise en place d’une pollutaxe dès 2020 Transports individuels Une question sur le renouvellement du parc se pose et va conduire à un changement de rapport à la voiture individuelle : il n’est pas cohérent de maintenir un nombre identique de véhicules si la quantité de km parcourus diminue radicalement. Par conséquent, il faut envisager le non-renouvellement d’un nombre significatif de véhicules (entre un sur deux et deux sur trois). Le véhicule personnel ne peut donc plus être la norme et oblige à repenser son rapport à la voiture pour un usage plus collectif de cette dernière. Cela pourrait avoir pour effet de favoriser le covoiturage. Interdiction de commercialiser un véhicule dont la consommation est supérieure à 4 l / 100 km en 2020 ; 3l / 100 km en 2023 et 2l / 100 km en 2027. Instauration dès 2019 d’un permis national d’éco-conduite Favoriser l’usage du vélo : En 2024, toutes les voies urbaines doivent être cyclables. Les infrastructures cyclables Toute personne habitant à plus de 10 km de son lieu de travail et ayant un emploi télétravaillable doit télétravailler 2 jours par semaine à partir de 2025. Emissions de GES de l’agriculture : Noter les émissions liées aux produits importés. Une part importante de ces produits est liée à l’alimentation carnée : viande directe, mais surtout alimentation pour les animaux. Instaurer dans les PLU l’obligation de mettre en place des parcelles potagères plutôt que des places de parking dans les permis de construire. Le taux de conversion de parcelle en agriculture de conservation (bio ou procédés faiblement émissifs en carbone) doit passer de 200 000 hectares par an à 1 000 000 d’hectares d’ici 2028 Interdiction du labour profond lorsque celui-ci n’est pas indispensable. Interdiction des intercultures laissant les sols à nu. Tout territoire doit tendre vers une autonomie alimentaire et en matériaux de construction, ce qui nécessite de diversifier les cultures sur le territoire, maintenir de l’élevage là où c’est nécessaire pour maintenir des prairies, et avoir une utilisation productive soutenable des forêts. La consommation de viande doit diminuer de 10% par an à partir de 2020 pour atteindre 25 kg par personne et par an en 2030 contre environ 90 kg aujourd’hui. La consommation de produits laitiers suit la même tendance. Circuits courts privilégiés : Les réseaux de distribution de viande et produits laitiers doivent s'approvisionner dans un périmètre de 100 km maximum. Instauration de quotas pour limiter la consommation de produits importés. En particulier café, chocolat, fruits exotiques. Toute exploitation agro-industrielle réalise un audit énergétique biennal. Aménagement Tout nouveau projet de construction doit démontrer sa capacité à réduire significativement les émissions de GES sur l’ensemble du cycle de vie de l’aménagement. Revitalisation des éco-systèmes permettant de séquestrer du carbone Aviation à l’international : La norme doit être de ne pas prendre l’avion. L'interdiction peut être progressive pour viser en premier lieu le tourisme à utilité limitée puis s’étendre sur tous les vols non justifiés Interdiction de tout vol hors Europe non justifié (cf mesures suivantes) dès 2020, avec une exception biannuele pour les jeunes de 16 à 30 ans. Instauration d’une loterie nationale distribuant 500 000 vols par an. Tout le monde est ainsi mis sur un pied d’égalité. Le déplacement n’est plus la norme, ni réservé à une population aisée Obligation de justifier de l’intérêt d’un déplacement professionnel Téléphones et écrans : Normalisation de la location plutôt que la vente de terminaux mobiles ou fixes. Augmentation de la durée de vie minimale des terminaux à 4 ans pour un smartphone, 8 ans pour un ordinateur portable et 12 ans pour un écran. Interdiction à la vente de téléviseur de plus de 40 pouces Limitation de la 5G à un unique réseau. Le flux vidéo consommé doit être divisé par 3 d’ici 2030. L’industrie textile quantité abondante de matières premières créant des tensions sur les ressources en eau, une confection délocalisée, fortement émettrice de GES du fait du mix énergétique des pays de production, des transports de plus en plus par voie aérienne, une obsolescence d’usage de plus en plus rapide, un très faible recyclage des matières… Relocalisation d’une partie de la production Développement de l’artisanat de confection / retouche de vêtements Limitation à 1kg de vêtements neufs mis sur le marché par an et par personne dès 2022. Attendre 3 ans, donc la fin du mandat présidentiel actuel, avant d’entrer dans un grand basculement, nécessitera de viser la neutralité carbone dès 2030 en France. Les changements structurels sont trop importants pour que cela soit envisageable. Nous avons trop attendu, c’est une évidence et une transition douce ne pourra se faire. Nous sommes dans une véritable course contre la montre. Chaque année compte. Chaque Gt CO2e émise à son importance, chaque dixième de degré de réchauffement climatique entraine son lot de désagréments.


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