Intégralité de la contribution intitulée "Energie et avenir"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Transition écologique le 28 février 2019 à Gouvieux .

Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
Les dérèglements climatiques (crue, sécheresse)

Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
Non

Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
Plusieurs problèmes sont posés dans la grande question de transition écologique. Les résoudre par une formule miracle est utopique. Il faut distinguer les différents secteurs qui posent possiblement problème ou même réellement. Celui que je vais aborder est celui de la transition énergétique. Il y a deux ou trois problèmes dans cette transition. Le moins crucial, à mon sens, est celui de la sortie de l’énergie nucléaire. Car le problème majeur de cette filière est la gestion de déchets. Même si on arrête aujourd’hui toute production d’énergie nucléaire, on reste avec le problème de retraitement des déchets déjà générés. Et la poursuite de l’exploitation de cette énergie ne compliquera que marginalement ce problème. A condition, bien sûr, qu’on ne développe pas de nouvelles centrales. A mettre en balance avec d’autres solutions d’approvisionnement énergétiques. Le deuxième problème est celui de la pollution. Ce problème est celui de la concentration de l’utilisation de l’énergie dans des zones géographiques restreintes. Le recours à l’électricité est sûrement une bonne réponse à cet aspect de la transition énergétique. Le troisième est celui du réchauffement climatique, à mon sens, le plus anxiogène pour notre espèce et même la vie sur terre, du moins telle que nous la connaissons. La solution est, dans l’état actuel de nos connaissances, dans l’abandon des énergies d’origine fossiles, qui, intrinsèquement, rejettent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère sans en extraire. On peut penser à l’abandon des besoins en énergie de nos sociétés, ou, tout au moins à leur limitation. Le mouvement récent des « gilets jaunes » montre que notre civilisation pourra très difficilement se restreindre de sa consommation d’énergie. Toute son histoire récente a encouragé le recours à l’énergie inépuisable et si un ralentissement est sûrement souhaitable et possible, il ne pourra résoudre à lui seul le problème majeur qui se pose à la planète. Il faut donc trouver des sources d’énergie autres que fossiles. A part l’énergie nucléaire, il y a d’autres sources d’énergie sur terre. La plus évidente est l’énergie solaire. On peut considérer qu’il y en a d’autres. La plupart ne sont en fait que des formes dérivées de l’énergie solaire, transformée par des processus naturels (le vent, l’hydraulique, le bois, la biomasse, …). Marginalement, l’énergie géothermique, issue de l’activité nucléaire de notre planète ou l’énergie marémotrice, tirée de l’énergie cinétique du couple terre-lune. Toutes ces sources d’énergie sont limitées en quantité et disponibilité. Mais elles ont un intérêt loin d’être négligeable, mais pas à la hauteur de l’enjeu des besoins énergétiques de nos sociétés modernes. A noter que celles-ci délivrent cette énergie sous forme d’électricité, ce qui fait qu’elles vont pouvoir s’inscrire dans ce qui suit. On en revient à l’énergie solaire. Il faut remarquer que l’énergie solaire est la source de toute chose sur terre, si on oublie la vie, découverte récemment autour des sources hydrothermales. Elle est aussi la source des énergies fossiles qu’on a abusivement exploitées depuis deux siècles. C’est donc la seule source d’énergie à envisager à long terme. Hormis une hypothétique avancée dans l’énergie tirée de la fusion thermonucléaire, qui est, elle-même, la source d’énergie du soleil. Ce sera peut être la solution pour un avenir lointain. Incompatible avec l’urgence du réchauffement climatique, tel qu’on le craint dorénavant. Trois problèmes majeurs pour l’utilisation de l’énergie solaire (et des énergies dérivées) : Son intermittence. La difficulté à la concentrer. La difficulté à la libérer d’un réseau électrique. Plusieurs solutions à ces problèmes. Les batteries. Leur généralisation se heurte à de nombreux problèmes : Les ressources en métaux rares qu’elles nécessitent. Si elles sont une solution crédible pour la circulation dans les environnements urbains, elles n’apportent pas de solution pour le trafic aérien ou maritime. La filière hydrogène. La plus crédible. Une bonne façon de concentrer l’énergie solaire par hydrolyse de l’eau et de s’affranchir de son intermittence. Avec ses difficultés de mise en œuvre (l’hydrogène liquide est à moins 270 degrés environ) et la nécessité de concevoir de nouveaux moteurs pour le trafic aérien et maritime. Car les moteurs à pile à combustible sont, pour le moment, limités à des puissances modestes et nécessitent aussi le recours à des métaux rares. Une solution qui me semble la plus raisonnable dans l’état actuel de nos techniques est de fabriquer, à partir de l’hydrogène envisagé des hydrocarbures de synthèse, plus maniables et nécessitant des moteurs proches de ceux qui sont actuellement utilisés. Ils ne rejetteraient dans l’atmosphère que de l’eau et du CO2 prélevés dans cette même atmosphère pour leur élaboration. Il y a déjà des recherches dans ce sens faites par des entreprises françaises. Une solution pour les transports terrestres, aériens et maritimes, pour tout besoin assuré à ce jour par les hydrocarbures fossiles. Pour l’aspect purement technique. Pour l’angle économique, il faut être plus nuancé . Un point positif est que cette filière n’a pas été explorée véritablement à ce jour. C’est donc une opportunité pour notre pays d’être à la pointe de son développement. Par contre, si on considère la quantité d’hydrocarbure qu’on pourrait raisonnablement produire en France à partir du rayonnement solaire qu’on y dispose, il semble bien que le bilan soit négatif. Autrement dit, il faudra importer de l’énergie solaire d’autres endroits plus excédentaires dans cette ressource. Avec toutes les difficultés que cela implique. Une autre difficulté qu’on peut anticiper, c’est la malversation inhérente aux activités humaines, en l’occurrence, on peut prévoir que des organisations pourront développer des techniques qui pourraient produire des hydrocarbures identiques à ceux produits par l’énergie solaire, mais à partir d’hydrocarbures fossiles. C’est un risque à prendre en compte sur la nature des hydrocarbures synthétiques à développer. Et puis, on peut continuer à réfléchir… mais peut être d’abord commencer à subventionner les recherches dans cette direction.

À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
Oui

Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
Oui

Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens

Si non, quelles sont les solutions de mobilité alternatives que vous souhaiteriez pouvoir utiliser ?
Les transports en commun


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