Intégralité de la contribution intitulée "De nouvelles recettes pour la transition écologique"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Transition écologique le 31 janvier 2019 à Marseille 7e Arrondissement .

Quel est aujourd'hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l'environnement ?
Les dérèglements climatiques (crue, sécheresse)

Que faudrait-il faire selon vous pour apporter des réponses à ce problème ?
- imposer les GAFA sur leur activité réalisée en France (CA, recettes publicitaires ou nombre d’opérations/transactions réalisées sur le territoire français, outre-mer compris) et flécher la totalité de ces recettes sur la transition écologique
- imposer une taxe sur le kérosène aérien (très polluant), de 5 ou 10% du billet d’avion (5% jusqu’à 200 € et 10% au-delà ?)
- demander à l’Union Européenne un programme type quantitative easing pour débloquer des prêts à taux zéro pour les Etats
- sortir les investissements destinés à la transition écologique de l’assiette de calcul du déficit public des pays de l’UE
- accorder des crédits d’impôt aux entreprises investissant dans la transition écologique ET avec des matériels, matériaux et techniques français ou européens (contrôle a posteriori sur le terrain via des assocs spécialisées dans le développement durable et peu susceptibles de parti pris)
- associer les bailleurs sociaux qui devraient consacrer un pourcentage minimum de leur CA à l’amélioration énergétique des logements (flécher un pourcentage des allocations logement CAF qu’ils perçoivent directement ?)
- leur interdire de faire des placements financiers (comme c’est d’ailleurs déjà le cas pour les collectivités sauf cas très spécifiques) et utiliser les sommes ainsi dégagées pour la réalisation de travaux d’amélioration des logements
- flécher une partie des DMTO (droits de mutation à titre onéreux) des collectivités sur l’amélioration énergétique des bâtiments (ce serait cohérent avec la nature de la recette)
- peser sur la redéfinition des aides agricoles européennes (PAC qui doit être redéfinie en 2020) afin d’attribuer des aides non à l’hectare mais en fonction des efforts entrepris pour l’économie des ressources (eau, terres) et de la production bio
- en attendant, prévoir un système de péréquation où les agriculteurs français bénéficiaires de subventions européennes dépassant un certain plafond (à forfaitiser selon les filières ? à apprécier/revenus totaux de l’exploitation ?) devraient reverser le surplus à une caisse chargée de le redistribuer aux petits agriculteurs (CA maximum à fixer) engagés dans des démarches d’économie des ressources et de production bio
- simplifier et promouvoir le statut de jeune entreprise innovante afin qu’elles soient davantage à en bénéficier (ainsi que de tous les avantages associés) afin d’être aussi plus nombreuses à s’investir dans la transition écologique, afin de créer un écosystème favorable
- flécher une partie des bourses et allocations de recherche existantes sur des thèmes en lien avec la transition écologique
- encourager la création de fondations dédiées par les grandes entreprises (ou la leur imposer au-delà d’un certain CA ?). Impact sur les baisses d’IS correspondantes à apprécier ?
- prélever une taxe sur les jeux d’argent et de hasard
- imposer une taxe aux grandes surfaces (calée sur un pourcentage du CA), qui, toutes, favorisent l’utilisation d’emballages inutiles, une consommation elle aussi inutile car non réfléchie (on achète moins de produits dans les petits commerces), l’utilisation de la voiture pour s’y rendre et de manière générale, mettent en oeuvre ou favorisent des pratiques peu compatibles avec le développement durable. Elles auraient interdiction de répercuter cette taxe sur leurs fournisseurs, les clients ou leurs effectifs (nombre et salaires). Seules les grandes enseignes type supermarché seraient concernées (se fonder sur un CA ou un nb de m² minimum par exemple).
- impliquer les armateurs (croisières, frêt) utilisant les infrastructures françaises (eaux territoriales, ports, station d’avitaillement) dans la préservation des mers et océans (investissement dans matériaux et équipements limitant la pollution, reversement d’un pourcentage de leurs profits dans la préservation des écosystèmes, taxe sur les billets passagers, à flécher sur des start-up spécialisées dans la préservation et la restauration des ressources : 5% jusqu’à 5 K€, 10% au-delà)
- interdire la climatisation dans les lieux publics ou privés (magasins), sauf canicule et ré-investir les sommes ainsi dégagées

ELEMENTS D’APPRECIATION/ENJEUX :
- GAFA : équité/autres entreprises
- l’UE a su débloquer des liquidités par le passé (crise financière) + il n’y a pas d’inflation
- le logement a un bilan carbone très négatif
- les jeux d’argent ne sont d’aucune utilité sociale
- les grandes surfaces n’adoptent que rarement des comportements vertueux (cf leur positionnement/fournisseurs, concurrence, clients encouragés à consommer inutilement)

Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd'hui touchée par le changement climatique ?
Oui

Si oui, de quelle manière votre vie quotidienne est-elle touchée par le changement climatique ?
indirectement via la prise de conscience des changements de paysage, des incidents climatiques et de l'enjeu que présentent les migrations liées au changement climatique

À titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l'environnement ?
Oui

Si oui, que faites-vous aujourd'hui pour protéger l'environnement et/ou que pourriez-vous faire ?
Fait :
- utiliser la voiture en dernier ressort (privilégier marche à pied et transports en commun)
- aucune consommation de produits animaux (sauf souliers et sacs)
- vigilance sur la consommation d'eau et d'électricité (chez moi mais aussi au bureau et à l'hôtel)
- pas de bains , uniquement des douches
- consommer des produits locaux, de saison et si possible bio ou non traités
- sensibiliser les enfants
- pas de climatisation

A faire :
- compenser mes nombreux voyages en avion
- arrêter de collectionner les jeans à 29,90€

Qu'est-ce qui pourrait vous inciter à changer vos comportements comme par exemple mieux entretenir et régler votre chauffage, modifier votre manière de conduire ou renoncer à prendre votre véhicule pour de très petites distances ?
je me discipline seule et fais des efforts sans attendre d'incitations

Quelles seraient pour vous les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier pour vous inciter à changer vos comportements ?
idem

Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu'il existe des solutions alternatives plus écologiques ?
Oui

Si oui, que faudrait-il faire pour vous convaincre ou vous aider à changer de mode de chauffage ?
crédits d'impôt

Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l'auto-partage, le transport à la demande, le vélo, etc. ?
Je n'utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens

Et qui doit selon vous se charger de vous proposer ce type de solutions alternatives ?
employeurs en collaboration avec acteurs locaux (collectivités et régies transport) ) via des abonnements à taux préférentiels et la mise en place de navette

Que pourrait faire la France pour faire partager ses choix en matière d'environnement au niveau européen et international ?
- demander à l’Union Européenne un programme type quantitative easing pour débloquer des prêts à taux zéro pour les Etats
- sortir les investissements destinés à la transition écologique de l’assiette de calcul du déficit public des pays de l’UE
- imposer les GAFA en fonction de leur activité sur un territoire (un consensus semble enfin se dégager) et flécher ces nouvelles recettes sur la transition écologique

Y a-t-il d'autres points sur la transition écologique sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
- l'ISF vert évoqué par certains ne semble pas approprié : quid de la responsabilité sociétale des entreprises ? recettes pas l'échelle des enjeux ? la comparaison du bilan carbone des plus aisés et de celui du reste de la population mériterait une étude plus approfondie (ont-ils des logements plus énergivores par exemple?) et à ce titre-là, il faudrait aussi prendre en compte leur contribution majorée (IR, IFI,) aux recettes de l'Etat (en volume, ils paient déjà plus que tout le monde)


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