Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?
Il est nécessaire de réduire le nombre des parlementaires (Assemblée Nationale et Sénat) Pour que les citoyens reprennent confiance envers les parlementaires qui les représentent, il faut que ceux-ci aient une réelle liberté de position et de parole sans craindre de se démarquer de leur groupe et risquer d’en être exclu. Il faut réellement contrôler le non-cumul des mandats. Le versement des indemnités (hormis l’indemnité parlementaire de base) doit être d’avantage contrôlé que ce soit les indemnités de résidence, de fonction, les indemnités pour payer leurs collaborateurs et leurs frais de secrétariat…les facilités accordées pour leurs déplacements et toutes ces indemnités devraient être payées sur présentation des justificatifs de dépenses et vérification de leur temps de présence à l’Assemblée. Il est absolument nécessaire de veiller aux conflits d’intérêt et faire en sorte que les personnes qui ont eu des activités de lobbyistes ne soient pas recrutées dans les ministères ou conseillers à l’Elysée. La mesure mise en place (le déport) n’est pas du tout satisfaisante ainsi que le contrôle du pantouflage. Les associations et syndicats doivent être d’avantage écoutés, associer à la décision publique et leurs propositions doivent être prises en compte notamment lorsqu’elles sont appuyées par des pétitions signées en masse.
Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
Une bonne chose
Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?
Oui
Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Oui
Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?
Entendre les associations et les syndicats et prendre en compte leurs propositions
Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?
De plus en plus de discours aux relents sécuritaires et répressifs reliant migrations et délinquance voire terrorisme. De plus en plus de moyens financiers mis à disposition pour « sécuriser » et fermer les frontières. De plus en plus de morts… L’échec des politiques migratoires actuellement mises en œuvre est patent. Devant le constat d’irréalisme et d’échec de la gestion des migrations dans un cadre strictement national, la France doit s’inscrire dans une approche renouvelée des politiques migratoires. La mobilité des personnes doit désormais relever d’une approche supranationale concertée et multilatérale. De concert avec les Agences onusiennes, et à travers l’organisation d’un Sommet Mondial des Migrations à l’image de la COP (Convention des Nations unies) pour le Climat, elle doit ouvrir des espaces de concertation pour prendre cette question à bras-le-corps, dans toute sa complexité et son humanité. Le chemin sera long mais la France, qui ne doit pas perdre sa tradition d’accueil et ses valeurs, doit pouvoir être moteur de cette démarche. Un premier pas pour la France serait de ratifier la convention des Nations unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et leurs familles : Cette convention est un outil symbolique et politique fort et un préalable à la construction d’une gouvernance multilatérale. Elle incarne la possibilité d’une approche alternative des migrations internationales. La France ne doit pas valider les politiques d’externalisation de la surveillance des frontières de l’Europe à des pays dans lesquels les droits humains sont bafoués ; Or en ce début d’année 2019, Paris cède six bateaux de surveillance côtière à Tripoli. La France donne donc aux autorités libyennes des moyens pour intercepter les départs de flottilles et ramener les émigrants illégaux sur le sol libyen. C’est un pas supplémentaire dans la coopération avec la Libye pour renforcer le contrôle de sa frontière au prix de conditions de détention abjectes pour les migrants. Notre pays sacrifie «des migrants, des êtres humains qui ont la même dignité que nous» sur l’autel de la sécurité de l’Europe. Nous sommes responsables des changements climatiques et ce sont les populations des pays du Sud, les plus vulnérables qui en subissent le plus les conséquences. Nous sommes et allons être encore plus responsables des migrations climatiques qui vont s’accélérer. Nous devons mettre en place une politique migratoire qui prenne en compte ces données et ne pas nous contenter de n’ouvrir nos portes aux seuls demandeurs d’asile
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