Intégralité de la contribution intitulée "démocratie en faillite"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Démocratie et citoyenneté le 28 février 2019 à Dieppe .

En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?
Critique du préambule Introductif de la lettre du Président de la République : Cette introduction comporte un certain nombre de considérations et affirmations posées en préliminaire avant d’aborder les termes du débat, et sont censées exprimer des évidences. Or ne n’est pas du tout le cas, et certaines d’entre elles sont tout à fait contestables. * « Chez nous un grand nombre de citoyens paie l’impôt sur le revenu » : c’est faux ! 16,3 millions de contribuables sont imposés, sur 37,9 millions de foyers fiscaux, soit 43 %. En France, le droit commun est de ne pas payer d’impôt sur le revenu. Cette inégalité est aggravée par la longue liste de mesures « égalitaires » qui bénéficient aux seuls 57 % de citoyens ne payant pas d’impôts sur le revenu, de sorte que les 43 % de citoyens qui les paient subissent directement toutes les mesures fiscales. En outre, seule la classe moyenne, dont les revenus sont issus d’un travail souvent pénible, long et intensif, supporte massivement l’impôt. Vu du coté des politiciens, cette situation sert leurs intérêts selon une technique efficace : D’une part favoriser les exemptés d’imposition directe et pousser plus avant la redistribution permet d’acquérir une base électorale large puisque majoritaire en nombre, d’autre part réduire les prélèvements sur les très riches permet de s’assurer des soutiens très puissants, et enfin écraser fiscalement la classe moyenne par nature non revendicative permet de financer l’ensemble. * « La France est de toutes les nations une des plus fraternelles et des plus égalitaires » : c’est totalement faux ! La France est extrêmement divisée, les fractures sont très profondes, la vindicte règne partout. On perçoit aussitôt quand on se déplace à l’étranger un changement d’ambiance dans les rapports entre les personnes qui sont plus sereins, moins tendus. La France n’est pas égalitaire, elle est égalitariste, mais pas dans le bon sens du terme qui considère que les hommes sont de nature égale et conduit à les traiter tous également. L’égalitarisme français pratique une redistribution de la richesse à tel point que l'investissement et le travail perdent pour certains tout intérêt en tant que moyen pour un individu d'améliorer ses conditions de vie. En effet, ceux qui génèrent plus de richesse que la moyenne se voient privés de la différence au profit des individus créant moins de richesse que la moyenne. De cette manière, moins un individu génère de richesse, plus son gain personnel lors de la redistribution est élevé par rapport aux autres individus, d’où une diminution constante de l’investissement et du travail. En conséquence l’aboutissement pourrait être une société dont la production de richesse totale diminuerait constamment, diminuant ainsi le montant redistribué à chaque individu, et cette baisse des revenus individuels ralentirait alors la dernière source possible de croissance économique qu'est la consommation. A long terme, cet égalitarisme mènerait donc à une création de richesse et à des rentrées fiscales qui baisseraient sans cesse. Alors la société aboutirait enfin à cet idéal suprême combinant une redistribution devenue nulle et une égalité enfin obtenue de tous les individus dans la pauvreté. En outre la politique égalitariste française est en fait d’essence discriminatoire, car elle protège les classes supérieures, qui sont à faibles effectifs. En effet elle prend aux uns ( la classe moyenne) pour donner aux autres (les plus démunis) dans un contexte qui laisse cette classe moyenne et la classe sociale défavorisée en confrontation permanente liée à la redistribution, pendant que les classes supérieures protégées, par les mécanismes mis en place par elles-mêmes, regardent et battent la mesure de l’affrontement : les politiques, les journalistes, les très riches ( c’est à dire au dessus de 15.000 euros mensuels), les lobbies divers… * « chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays » : ce n’est plus vrai. La nature propre du vote au suffrage universel, grande conquête de la démocratie, a été déformée par le clientélisme social. La revendication du vote était dans les siècles passés liée au désir du peuple de participer aux décisions relatives au montant et à la répartition des impôts prélevés par la puissance publique. De nos jours le vote est dépendant de la situation de l’électeur par rapport à l’impôt : ceux qui ne paient pas d’impôts directs seront toujours d’accord pour lever des impositions supplémentaires qui leur bénéficieraient de près ou de loin. Comme ces exemptés d’impôts sont majoritaires en nombre, ils représentent un poids électoral décisif. Et il suffit aux politiques d’aller dans leur sens pour être approuvés. * « pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail » : Et pourtant, c’est bien le cas ! Les classes dirigeantes de ce pays se recrutent par les grandes écoles, essentiellement ENA et Polytechnique, où les élèves sont en majeure partie issus d’anciens élèves de ces écoles. Cette cooptation et même ce népotisme maintiennent la pérennité dans le temps et alimentent le pouvoir de ces élites qui ont remplacé la noblesse de l’ancien régime. En outre, la fonction politique élective est devenue un métier et même parfois une charge au sens ancien, transmissible à des proches : élus qui le restent pendant 30, 40 ans, qui emploient des proches, en particulier dans les collectivités locales. La même situation se retrouve dans de nombreux établissements publics ou semi-publics à statut autonome, qui vivent de finances publiques sans être soumis à la rigueur de gestion budgétaire des services administratifs de l’État. Dans toutes les strates de la société, administrations et collectivités locales, avoir des relations et un carnet d’adresses ouvre les portes et facilite l’avancée des dossiers. Les réseaux d’influence politique sont très actifs. * « Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple,  je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. » Ce refus justifié et légitime de la violence, condamnable dans tous les cas, amalgame cependant illégitimement violence et mise en accusation, qui sont des notions différentes, et opère également un amalgame illégitime entre d’un coté les élus, médias, journalistes, et de l’autre coté les institutions et les fonctionnaires, car ces deux catégories ne sont pas placées au même niveau de décision et de pouvoir. La mise en accusation, ou mise en cause, peut être justifiée quand elle concerne non pas des institutions ou fonctionnaires, par nature soumis à une autorité hiérarchique, mais qu’elle s’adresse à des organes de pouvoir échappant à tout contrôle du peuple, et sur lesquels le peuple n’a aucune action possible. Ces pouvoirs sont exercés par des classes sociales dominantes, la classe politique, la classe médiatique, la classe financière, qui se protègent mutuellement. Ces classes dominantes sont pour certaines inatteignables pour le simple citoyen, qui ne dispose d’aucune possibilité d’agir sur elles. La classe politique exécutive ne peut être atteinte que par l’exercice du droit de manifestation de voie publique, et la classe politique élective est inatteignable entre deux élections. Ce vieux système de protection des classes dominantes n’est plus viable de nos jours, car le citoyen est beaucoup plus informé de sa propre situation notamment depuis l’émergence d’internet et a beaucoup plus conscience des abus de toutes sortes et contre-vérités qu’il décèle. Il est impératif que la démocratie représentative soit de nouveau « démocratisée » par consultations populaires régulières, retours réguliers des élus devant le peuple, et mise en place de contrôles populaires à priori et à posteriori des instance d’exercice du pouvoir. * « Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens. » Dans la crise actuelle, le maire est présenté par le pouvoir politique comme étant le personnage et l’institution tellement proche de la population que cet élu connaîtrait forcément intimement les difficultés de citoyens et constituerait l’échelon absolument privilégié du contact avec le peuple. De nos jours, c’est faux ! Cette image qui représente le maire du 19ème siècle est périmée. Le maire de nos jours est élu dans les communes dans un cadre très clivant, qui oppose les citoyens, notamment sur le fondement de la répartition entre ceux qui versent des impôts et ceux qui reçoivent des subventions publiques à tout titre. Le clientélisme dans les petites communes est très présent, certains jouissent d’une citoyenneté plus importante que les autres, en fonction de leur proximité avec les élus, qui constituent souvent une équipe uniforme, sans opposition au conseil municipal. Bien souvent une équipe municipale gère la commune en fonction de ses affinités, n’accorde pas le même traitement à tous, l’égalité de traitement des citoyens n’est pas établie, et tant pis pour celui ou ceux qui ne rentrent pas dans les critères. Le contact entre le citoyen et l’élu municipal est souvent extrêmement réduit, nombreux étant les citoyens qui n’ont jamais vu leur maire autrement que sur des journaux ! Où est alors cette prétendue proximité ? Elle est réservée à un panel d’habitants de la commune choisis par les élus locaux ! * « Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure <U+FB01>dèle.../... Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité ». L’élection du président Macron s’est faite sur très grande ambiguïté, tenant, comme pour ses prédécesseurs, au fait que pendant la campagne électorale sont énoncés des grands principes et des considérations générales et non pas des programmes. L’élection du président Macron s’est faite sur la croyance qu’il allait abandonner la vieille politique, ouvrir des perspectives inconnues jusqu’alors, croyance confortée par son image de jeunesse, d’intelligence, de connaissance des milieux économiques et financiers, d’énergie, qui amèneraient la France à entrer dans une période de croissance ayant pour effet d’augmenter la richesse nationale dont pourraient profiter bien entendu les plus démunis et leur sort en serait amélioré. Mais pas du tout ! La politique actuelle est vieille, très usagée, puisqu’elle consiste uniquement à taxer, taxer, prendre dans la poche des uns (la classe moyenne) pour donner aux autres (les plus démunis) sous le regard indifférent des classes dirigeantes. Il n’est qu’à voir les taxes que les services du ministère des finances ont imaginées et dont les médias se sont fait écho : par exemple, taxe sur les propriétaires de logement parce qu’ils ne paient pas de loyer et dont la propriété des biens immobiliers serait pour cela fictivement attribuée à l’état. Aucune innovation dans la politique actuelle : n’importe qui peut imaginer des taxes nouvelles, même moi je me sens en capacité d’être ministre des finances dans ces conditions. De même, l’avènement de La République en Marche n’a pas, loin de là, fait cesser les mesures de faveur individuelles dans les nominations à des postes très importants dans la fonction publique de personnages contestables.

En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?
Non

Si oui, à quel type d'associations ou d'organisations ? Et avec quel rôle ?
-Non aux syndicats, dont les dirigeants poursuivent en général une politique personnelle. -Oui à certaines associations de défense des consommateurs, des contribuables, associations qui pallient aux insuffisances des institutions politiques et des services publics. -Non aux innombrables associations financées par les deniers publics dont le but pseudo-social recouvre en réalité une manière pour leurs animateurs de vivre aux dépens des contribuables.

Que faudrait-il faire pour renouer le lien entre les citoyens et les élus qui les représentent ?
deux choses sont indispensables concernant l'utilisation de l'argent public par les élus : 1- la connaissance par le citoyen contribuable de l'utilisation de l'argent public, dans le détail. Toutes les collectivités locales et en premier lieu les mairies doivent publier leur budget, y figurant recettes et dépenses, avec LES FACTURES A L'APPUI. L'informatique rend cela réalisable immédiatement. le citoyen doit pouvoir connaitre ces dépenses, y compris les rémunérations des agents, les dépenses de relations publiques, les dépenses d'apparat. 2 - la participation libre des citoyens à des réunions de compte rendu en cours de mandat par les élus de leur gestion du budget avec discussion et fourniture de dossiers. Les décisions des élus doivent pouvoir être discutées non pas seulement en conseil restreint mais en public, par exemple la construction d'une salle des fêtes, d'un musée de la vie locale, ou de tout autre projet que tout maire se croit en devoir de réaliser pour laisser son nom à la postérité.

Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
Une bonne chose

Pourquoi ?
Cela pourra leur permettre de travailler au profit d'un mandat au lieu de faire simple figuration dans de multiples instances où leur élection n'est recherchée que pour satisfaire un égo surdimensionné et assurer des revenus très conséquents. Cela ne coûtera pas plus cher car le cumul des mandats va bien entendu avec le cumul des rémunérations... Et cela permettra d'avoir des élus dans des fonctions plus facilement vérifiables et dont le résultat sera plus aisément mesuré. Cela permettra de limiter la tendance constatée en permanence de la professionnalisation des élus dont le souci majeur est de le rester.

Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?
Une introduction de la proportionnelle est absolument indispensable. Au niveau national une assemblée nationale uniforme est une négation de la démocratie. Au niveau local, des équipes municipales sans opposition surtout dans les petites communes permettent une gestions entièrement orientée en faveur de l'entourage des élus avec élimination de toute voix discordante.

Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?
Oui

Si oui, lesquels ?
Dans toutes les instances. La diminution du nombre des élus doit être accompagnée: - par la mise en place de mesures de portée à la connaissance du public de tous les budgets publics, dans le détail, de tous les projets financiers avant leur adoption, de toutes les mesures fiscales, - par la mise en place d'instances locales publiques ouvertes aux citoyens afin d'exprimer leur avis sur ces budgets et ces projets. - par une obligation pour chaque élu de rendre compte de sa gestion, sérieusement et contradictoirement, et autrement en tout ces que par des plaquettes publicitaires.

Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?
L'obligation de voter et la sanction pénale sont des mesures qui n'ont pas de sens. Les citoyens qui ne votent pas ne le font pas par indifférence ou irresponsabilité, mais parce qu'ils ont le sentiment très puissant de ne pouvoir agir d'aucune manière sur les décisions prises tant par le pouvoir exécutif que par les élus. Continuons sur la voie actuelle, et un jour viendra où ne voteront plus que les personnes encartées dans un parti politique dont le succès aux élections leur vaudra une récompense en termes d'avantages les plus divers. Au lieu de se lamenter sur la faiblesse des participations aux élections, les élus doivent se demander en quoi et comment ils donnent au citoyen l'envie d'aller voter! Ce n'est pas la négligence de l'électeur qui est en cause, c'est l'exercice de leur mandat par les élus! Pour inciter les citoyens à voter, il faudrait: - que les personnes qui n'ont pas voté en faveur d'un élu soient considérées par lui comme ayant les mêmes droits que ses affidés, - que les élus rendent compte régulièrement en cours de mandat de leur action et de leur gestion budgétaire avec production de documents comptables et réunions d'évaluations publiques, - que les élus soient tous absolument irréprochables sur le plan pénal et éthique, par exemple dans l'octroi d'avantages divers à leurs proches et à leurs relations, et dans le cas contraire qu'ils en tirent eux-mêmes les conclusions, - que les élus abandonnent tout projet de faire carrière dans la politique, car leur maintien en fonction devient alors un but en soi, - que, globalement, le citoyen puisse faire entendre sa voix, autrement que par la manifestation sur la voie publique, entre deux élections, pour rappeler aux élus qu'ils sont des représentants du peuple, tout cela, rien que cela, et qu'ils tirent leur légitimité du peuple et de lui uniquement.

Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Oui

Si oui, de quelle manière ?
Le vote blanc exprime le rejet de l'électeur des candidats aux élections en présence et de leurs programmes. La démarche consistant à se déplacer au bureau de vote, et de déposer son vote blanc dans l'urne, exprime hautement le rejet du choix proposé et constitue une protestation au sens politique profond. Le vote blanc doit être comptabilisé en tant que vote exprimé ! On pourrait s'apercevoir alors qu'un candidat majoritaire par rapport à un autre candidat est en réalité minoritaire dans l'opinion publique ! Dans le cas où le candidat arrivé en tête du scrutin est minoritaire par rapport aux suffrages exprimés, un nouveau tour des élections doit être organisé, avec campagne électorale permettant le dépôt de nouvelles candidatures et l'aménagement des programmes politiques proposés.

Que faudrait-il faire aujourd'hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ?
la participation libre des citoyens à des réunions de compte rendu en cours de mandat par les élus de leur gestion du budget avec discussion et fourniture de dossiers. Les décisions des élus doivent pouvoir être discutées non pas seulement en conseil restreint mais en public. Certains projets notamment toutes les mesures fiscales doivent être discutées, et pour certaines soumises au référendum.

Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
Oui

Si oui, comment ?
Le référendum doit être mis en place au niveau national, et/ou au niveau local, selon la mesure projetée. Au niveau local, communal en particulier, le référendum pour des projets locaux doit être mis en place. Au niveau national, le choix des grandes options politiques, y compris de politique étrangère, ne peuvent être laissés aux élus et aux hauts fonctionnaires, il doit être soumis à l'approbation populaire.

Que faudrait-il faire pour consulter plus directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public, par l'Etat et les collectivités ?
- que soient communiquées publiquement toutes les données d'utilisation de l'argent public par toutes les administrations, services publics, collectivités locales, de manière générale toute entité quelle qu'elle soit utilisant des deniers publics, dans le cadre de ce qu'on a appelé le big data. - que cette communication soit claire et précise, et non pas faite par regroupement de dépenses globalement réunies dans des rubriques généralistes et fourre-tout, donc incompréhensibles et non vérifiables, - que les pièces justificatives, notamment les titres de dépenses signés et les factures, soient également communiqués, faute de quoi le contrôle est impossible, - que les particuliers es qualité de contribuables et les associations de contribuables se voient reconnaître un droit absolu d'accès à tous les documents financiers et comptables, tout spécialement au niveau des collectivités locales, - que les élus rendent compte régulièrement en cours de mandat de leur action et de leur gestion budgétaire avec production de documents comptables, - que des réunions publiques d'évaluations soient mises en place afin d'étudier à priori les projets et à posteriori les dépenses.

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
Tout d'abord, l'appellation ""territoire"" est éminemment contestable. Les territoires, ce serait quoi? Tout ce qui n'est pas Paris et son environnement ? Cela remplacerait le terme ""province""? Il y aurait donc les parisiens ou franciliens, et le reste des habitants serait des territoriaux? pourquoi pas des autochtones ? des indigènes? - la représentation de la société civile : le sénat et le CESE ne la représentent pas. Leur mode de désignation n'est pas démocratique. - la représentation des territoires par le Sénat : le mode d'élection des sénateurs ne permet pas de représenter le peuple, et le pays n'a pas besoin de toutes manières de deux assemblées élues au suffrage universel. En outre, le mode d'élection des électeurs des sénateurs, eux-mêmes élus sans proportionnelle, ne permet pas une élection représentative du peuple.

Faut-il transformer [nos assemblées, dont le Sénat et le CESE] ?
Oui

Si oui, comment ?
- suppression du sénat qui est une assemblée de notables non représentatifs de la population. - suppression du CESE, dont les fonctions sont éminemment théoriques, où se retrouvent des syndicalistes récompensés. - suppression des innombrables comités ""bidule"" dont l'existence inattendue se révèle à telle ou telle occasion, dont les membres sont payés à des salaires si élevés qu'ils en sont indécents, et qui ne servent à rien si ce n'est à caser des élus recalés par le suffrage universel ou des personnalités contestées et à qui on veut assurer un revenu.

Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?
La religion doit rester dans la sphère privée. La religion chrétienne et la religion juive sont intégrées dans la société selon un mode issu de l'histoire et n'empiètent pas sur la société civile. Le religion musulmane présente actuellement un caractère agressif de provocation et de domination qui exige une réaction de défense de la société jusqu'à ce qu'elle trouve une place normale dans la société, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Par l'exemple donné par les élites politiques, médiatiques, financières, qui dirigent le pays, par les élus et les hauts fonctionnaires, dont le comportement depuis des décennies est contestable.

Que faudrait-il faire aujourd'hui pour renforcer l'engagement citoyen dans la société ?
donner au citoyen le sentiment que sa voix est entendue.

Quels sont les comportements civiques qu'il faut promouvoir dans notre vie quotidienne ou collective ?
que les classes dirigeantes fassent preuve d'efficacité, de responsabilité, et que d'une manière générale le laxisme diminue dans la société.

Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?
que chacun respecte l'autre.

Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?
- que les administrations et pouvoirs publics démontrent beaucoup plus d'engagement dans la réalisation de leurs missions. - que les citoyens soient mieux entendus par les services publics et surtout apportent des réponses, obligatoirement, aux appels des citoyens. - que les dirigeants des services publics soient responsabilisés, y compris par la sanction, en particulier lorsqu'ils ne sont soumis à aucun pouvoir hiérarchique comme c'est le cas lorsqu'ils sont des élus.

Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?
le plus pénible est le sentiment d'être exploité. Ce qu'il faut faire: que chacun ait un travail qui le fasse vivre.

Que peuvent et doivent faire les pouvoirs publics pour répondre aux incivilités ?
qu'ils soient plus efficaces dans l'exercice de leurs missions, plus contrôlés, plus engagés, et les incivilités diminueront. S'agissant de la jeunesse, est en cause l'immense échec de l'Education Nationale, qui non seulement n'éduque plus, mais en outre n'arrive pas non plus à instruire.

Quel pourrait être le rôle de chacun pour faire reculer les incivilités dans la société ?
le respect de l'autre.

Quelles sont les discriminations les plus répandues dont vous êtes témoin ou victime ?
la discrimination par les classes dirigeantes, par les réseaux et les relations, par l'ENA,.

Que faudrait-il faire pour lutter contre ces discriminations et construire une société plus solidaire et plus tolérante ?
plus de démocratie, plus de transparence, plus de responsabilité.

Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?
Oui

Si oui, lesquelles ?
un travail au profit de la collectivité est un juste retour. La solidarité et la redistribution qui assurent aux plus démunis de vivre une vie décente, ne doivent pas comme c'est le cas souvent, permettre aux bénéficiaires d'oublier qu'ils doivent participer eux-aussi à l'effort national. D'autre part, les bénéficiaires sont parfois des personnes en état physique de travailler, et il serait normal qu'ils le fassent au profit de la collectivité.

Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?
L'immigration est en totalité due à des raisons économiques. l'immigration doit être remplacée par le maintien des populations dans leurs pays. Pour cela, des aides financières peuvent être mises en place. La condition cependant est de contrôler l'utilisation des fonds versés et surtout de cesser de soutenir des dictateurs, de droite ou de gauche. Donc la fin de la françafrique!!!!

En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?
Nos obligations d'asile ne sont pas claires et servent de prétexte pour imposer l'immigration. La contestation par un citoyen de la politique conduite dans son pays ne fait pas de ce citoyen automatiquement un persécuté. Sans quoi selon ce critère, tout contestataire serait par définition un persécuté, ce qui, appliqué à la France, donnerait des chiffres impressionnants! L'immigration est, massivement, économique. Les immigrés doivent trouver leur place dans leur pays, pas forcément dans le nôtre!

Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
L'immigration est en totalité due à des raisons économiques. l'immigration doit être remplacée par le maintien des populations dans leurs pays. Pour cela, des aides financières peuvent être mises en place. La condition cependant est de contrôler l'utilisation des fonds versés et surtout de cesser de soutenir des dictateurs, de droite ou de gauche. Donc la fin de la françafrique !!!!

Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?
l'intégration se fera facilement si l'immigration est limitée. Et l'intégration doit se faire dans le pays de départ!

Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
la démocratie et la citoyenneté connaissent en France une crise qui est profonde et découle d'un système politique et administratif qui a échoué. On nous a vanté pendant 40 ans la qualité immense du système ""à la française"", que le monde entier était censé nous envier, et qui perdurait parce que le peuple était endormi. Mais maintenant, les crises économiques ont démontré que les périodes de croissance étaient dues à la conjoncture internationale, et en aucun cas au talent présumé des élites françaises. Ces élites doivent être remplacées, mises au travail, surveillées, contrôlées, et la société se portera mieux!!


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