Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?
instaurer le vote des députés à la proportionnelle
Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?
Non
Que pensez-vous de la participation des citoyens aux élections et comment les inciter à y participer davantage ?
En reconnaissant les votes blancs comme suffrages exprimés
Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Oui
Si oui, de quelle manière ?
En décomptant les votes blancs comme suffrages exprimés, ce qui changerait fondamentalement les règles d'obtention de majorité pour être élu.
Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
Oui
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
POUR LA DEFENSE DU BICAMERISME ET DES PARLEMENTAIRES - Le Sénat est un contrepouvoir constitutionnel, qui a droit de contrôle du fonctionnent de toutes les administrations En cela, il est en parfaite adéquation avec Art XV de déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 : « la société a le droit de demander compte à tout agent public, de son administration ». Il est un élément modérateur du débat politique - et ce, quelle que soit la couleur politique de la majorité qui le compose - qui justifie pleinement l'intérêt du bicamérisme, même si, en dernier ressort, c'est l'Assemblée nationale qui a toujours le dernier mot en matière de lois ordinaires. Actuellement, même si la majorité sénatoriale n'est pas la même que celle de l'Assemblée nationale, on estime que 75% des projets de loi proposés par le gouvernement et votés par l'Assemblée nationale sont également votés par le Sénat, de même que 65 % des amendements proposés par le Sénat sont votés par l'Assemblée nationale. Vouloir réduire le rôle du Sénat ou réduire le nombre de ses membres et, a fortiori, vouloir le supprimer, serait un contresens démocratique qui déséquilibrerait le pouvoir législatif face au pouvoir exécutif. Étant numériquement moins nombreux que les députés, les sénateurs coûtent moins chers aux contribuables français. Conséquemment, s'il fallait faire des économies en réduisant le nombre de parlementaires, ce serait donc plutôt du côté de l'Assemblée nationale qu'il faudrait rechercher. Mais ce serait également une erreur de vouloir réduire le nombre de députés car cela impliquerait un nouveau redécoupages des circonscriptions électorales (selon quels critères ?) avec des élus qui, en définitive et par construction, représenteraient soit des territoires encore plus étendus, soit des électeurs encore plus nombreux ou les deux à la fois. En accroissant ainsi la distance entre les députés et chaque citoyen - distance qui est déjà contestée actuellement - on ne permettrait donc sûrement pas à ces élus d'être de meilleurs porte-parole de leurs mandants que maintenant. En réalité, la vraie réforme à mener serait de permettre à l'Assemblée nationale d'être plus représentative du corps électoral qu'elle ne l'est actuellement. Et cela n'est possible qu'en instaurant le vote à la proportionnelle.
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