Intégralité de la contribution intitulée "Engager un changement des politiques migratoires"
Voici l'ensemble des réponses fournies par un contributeur du site officiel aux questions du thème Démocratie et citoyenneté le 1 février 2019 à Coudoux .

En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?
Députés

En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?
Oui

Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
Une bonne chose

Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?
Oui

Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Oui

Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
Oui

Faut-il transformer [nos assemblées, dont le Sénat et le CESE] ?
Non

Quelles sont les incivilités les plus pénibles dans la vie quotidienne et que faudrait-il faire pour lutter contre ces incivilités ?
violence

Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?
Oui

Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
1 Ouvrir davantage de voies légales d’accès au territoire européen et permettre un accès inconditionnel pour les personnes bloquées aux frontières extérieures.
Les politiques migratoires européennes visent avant tout à empêcher l’arrivée de personnes étrangères sur le territoire européen : politique de visas restrictive, accords avec les pays tiers pour sous-traiter le contrôle des personnes en exil vers l’Europe, centres de « tri humain » (hotspots) dans des pays d’entrée… Malgré la multiplication, année après année, des drames et des mort·e·s, l’Europe forteresse n’a toujours pas changé de logique politique.
2 En matière d’asile, élargir les critères qui ouvrent droit au statut de réfugié·e pour prendre en compte les nouvelles causes d’exil forcé, et mettre en place un système d’asile européen commun qui garantisse le plein respect de la Convention de Genève, un accueil digne dans tous les pays et le libre choix de destination pour les personnes en quête d’asile.
Aujourd’hui, le statut de réfugié·e est réservé aux personnes qui remplissent les critères de la Convention de Genève de 1951. Une protection moindre existe, la protection subsidiaire. Les critères d’attribution d’une protection internationale doivent être élargis pour inclure la protection subsidiaire, le respect des droits proclamés par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et la protection des personnes en exil pour des raisons climatiques.
En France, l’empilement des dispositifs d’accueil dédiés aux personnes demandant l’asile et le nombre de places insuffisantes au regard des besoins pourtant connus des pouvoirs publics conduisent à ce que
nombre de personnes en demande d’asile dorment à la rue.
3 Supprimer la catégorisation des titres de séjour en créant un titre unique autorisant à travailler, et abandonner la logique de l’immigration sélective pour favoriser un droit au séjour fondé sur le respect des droits fondamentaux.
Réforme après réforme, les situations dans lesquelles les personnes étrangères ont droit au séjour en France ne cessent de se subdiviser, avec des conditions toujours plus strictes et des titres de séjour toujours précaires (titres de séjour de moins d’un an, raréfaction des titres de séjour de 10 ans). Les situations où les personnes étrangères sont maintenues dans la précarité avec des titres de séjour sans droit au travail sont fréquentes. L’immigration pour motifs familiaux est stigmatisée depuis 2003 comme une immigration « subie ».
4 Supprimer toutes les formes d’enfermement spécifiques aux personnes étrangères.
La France enferme chaque année entre 45 000 et 50 000 personnes étrangères dans les centres et lieux de rétention administrative dans le but de les expulser du territoire français. Ces dernières années, moins d’une personne sur deux a finalement été expulsée, mais toutes sont marquées par cet enfermement administratif traumatisant. Parmi elles, des familles, des personnes qui encourent des risques en cas de renvoi dans leur pays d’origine, des malades, trop de personnes placées abusivement ou illégalement.
Aux lieux d’arrivée sur le territoire français (aéroports, gares, etc.), les zones d’attente pour les personnes étrangères dont l’entrée est refusée engendrent également leur lot d’enfermements de mineur·e·s, de personnes en quête d’asile ou de séparation de familles.
Aucune personne étrangère ne devrait être privée de liberté au seul motif qu’elle ne dispose pas des bons papiers administratifs.
5 Défendre la solidarité comme une valeur fondamentale : elle doit être encouragée par les responsables politiques et non criminalisée.
Les associations observent la recrudescence des cas de poursuites pénales envers des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des personnes exilées (aide humanitaire, hébergement, participation à une manifestation, etc.).
L’expression de la solidarité est toujours légitime quand il s’agit de protéger la vie, la dignité ou les droits fondamentaux d’êtres humains, quels que soient leur nationalité ou leur statut administratif.

Quelles sont, selon vous, les modalités d'intégration les plus efficaces et les plus justes à mettre en place aujourd'hui dans la société ?
le travail


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