En qui faites-vous le plus confiance pour vous faire représenter dans la société et pourquoi ?
Le scrutin majoritaire uninominal à deux tours, utilisé dans la plupart de nos élections. Surtout pas le mythe de la représentation proportionnelle qui serait le meilleur moyen de rendre le pays ingouvernable et le livrerait livré aux jeux des multitudes de partis que ce mode de scrutin engendrerait inévitablement.
En dehors des élus politiques, faut-il donner un rôle plus important aux associations et aux organisations syndicales et professionnelles ?
Oui
Le non-cumul des mandats instauré en 2017 pour les parlementaires (députés et sénateurs) est :
Je ne sais pas
Que faudrait-il faire pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques ?
Pas de nécessité d'une représentation de l'ensemble des sensibilités à l'Assemblée nationale. Maintien du scrutin majoritaire uninominal à deux tours pour les législatives, avec une dose minime, symbolique de proportionnelle (cf Allemagne). Gage de majorités stables, évitant des errements style 4e république.
Pensez-vous qu'il serait souhaitable de réduire le nombre d'élus (hors députés et sénateurs) ?
Non
Faut-il prendre en compte le vote blanc ?
Non
Faut-il faciliter le déclenchement du référendum d'initiative partagée (le RIP est organisé à l'initiative de membres du Parlement soutenu par une partie du corps électoral) qui est applicable depuis 2015 ?
Non
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
Revaloriser le rôle du CESE en l'associant plus visiblement et ""audiblement"" à la discussion des lois.
Faut-il transformer [nos assemblées, dont le Sénat et le CESE] ?
Non
Que proposez-vous pour renforcer les principes de la laïcité dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?
Tout est déjà dans le dispositif législatif actuel. Il n'y a pas lieu de renforcer quoi que ce soit.
Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
1. Rappeler encore et toujours, à tous niveaux et dans toutes institutions, la nécessité incontournable de la DEMOCRATIE républicaine, conçue comme une partie intégrante de la démocratie EUROPEENNE, elle-même à PROMOUVOIR, à mettre en avant sous toutes ses formes. Faire comprendre que le projet démocratique, à mener constamment dans notre République, doit AUSSI être mené dans le cadre d'un autre projet, hélas de plus en plus mal en point et oublié des jeunes générations, celui de l'EUROPE, une Europe réunie démocratiquement pour ne jamais retomber dans les horreurs du passé, et faire face aux menaces de plus en plus insistantes de l'avenir. 2. Que notre pays mène donc aussi une politique active de conscientisation dans le cadre de l'Union européenne, gouvernements et Commission, pour que les peuples reprennent à nouveau conscience de tout ce qui les rapproche. Si ce travail s'avère impossible avec une partie des nouveaux adhérents à l'Est, mener une réflexion sur un REPLI à 15-18 pays (ancienne version avant l'élargissement post-fin de guerre froide). 3. Appuyer les efforts des enseignants, qui sont en 1ère ligne dans la construction des identités et des idées (certainement pas en réduisant leur nombre et en maintenant leur salaire à un niveau dévalorisé comme c'est le cas depuis des années et des années - cf les études récentes faites sur les 30 dernières années ans et par rapport aux autres grands pays d'Europe).
Que faudrait-il faire pour favoriser le développement de ces comportements civiques et par quels engagements concrets chacun peut-il y participer ?
lutter contre les idées extrêmes et des partis extrémistes
Que faudrait-il faire pour valoriser l'engagement citoyen dans les parcours de vie, dans les relations avec l'administration et les pouvoirs publics ?
Faire une réforme des pratiques administratives, en touchant d'abord l'idéologie, la doxa dominante chez les hauts fonctionnaires, convaincus de leur immense supériorité intellectuelle et de détenir seuls LA vérité.
Pensez-vous qu'il faille instaurer des contreparties aux différentes allocations de solidarité ?
Non
Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire ? Quelles sont, selon vous, les critères à mettre en place pour définir la politique migratoire ?
Une politique d'accueil des réfugiés et migrants politiques est à maintenir et à développer dans la tradition française des droits de l'homme. Traiter l'immigration économique avec dignité et dans le respect des êtres humains.
En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?
Non, pas de quotas rétrogrades style années 20 américaines, années de rétraction intellectuelle et sociale.
Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
Expliquer d'abord l'enjeu à la population, et qu'il ne sert à rien de construire des murs de toute sorte - ils finissent toujours par céder. Lutter contre les idées populistes et extrêmistes de rejet, d'exclusion, contre le néo-nationalisme frileux et /ou haineux. Ressusciter une vraie politique de la ville et des quartiers.
Y a-t-il d'autres points sur la démocratie et la citoyenneté sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Mener une réelle politique européenne (L'Europe ! Ce mot dont le présent questionnaire ne parle absolument pas ! A croire que nous sommes seuls au monde...) Cela veut dire une formation réelle à la citoyenneté européenne, à la culture européenne, à tout ce qui est censé réunir nos peuples (par delà, chez eux aussi, les accès de haine et de xénophobie populistes), une formation aux enjeux vitaux du sentiment européen dans un monde de plus en plus menaçant. Se fonder sur les acquis de l'entente cinquantenaire de la France et de l'Allemagne, qu'il faut aussi re-promouvoir, mettre en avant davantage dans le système éducatif (baisse alarmante de l'enseignement de l'allemand), renforcer absolument, pour en faire un axe solide sur lequel se replier (en cas de problème à venir avec les voisins européens), ou au contraire redémarrer, un jour, pour l'Europe.
Lire une autre au hasard